Minimalisme #1 : Qu'est-ce que le minimalisme ?



Hello mes petits chatons des bois,

Avant toute chose, M E R C I infiniment pour vos messages d'encouragement et de soutien que vous m'avez envoyé suite à la publication de mon dernier article. J'en ai eu les larmes aux yeux, et sincèrement c'est vous qui me portez et m'aidez à croire en mes projets. C'est une sacrée motivation de vous savoir si confiants en mes capacités, confiance dont je manque cruellement et qui m'a joué bien des tours ces dernières années.

Enfin bref, assez de remerciements façon Miss France, et passons aux choses sérieuses !
Je vous avais promis un nouveau cycle philosophie, et le voici !

Roulements de tambour...

Le minimalisme


A vrai dire, je réfléchissais à ce cycle depuis l'été dernier, à la lecture de La nouvelle Héloïse. Après ce livre je me suis intéressée de très près au minimalisme d'aujourd'hui (pourquoi ? réponse dans le 4ème article de ce cycle, suspense !), j'ai visionné beaucoup de vidéos (dont le très bon documentaire de Matt d'Avella dispo sur Netflix sous le titre de Minimalism), lu des articles, des livres de philo sur le sujet, et au final ça m'a beaucoup apporté à titre personnel. Ce mouvement actuel m'a permis d'y voir plus clair dans ma vie, de me sentir plus apaisée, et d'être capable de voir ce qui était prioritaire pour moi et ce qui ne l'était pas. En somme, le minimalisme m'a aidé à me défaire de pas mal d'illusions mais sans violence ni angoisse, pour m'aider à trouver en moi-même toutes les ressources qui étaient déjà là pour m'aider à vivre heureuse. Au début, c'était donc une quête purement personnelle, mais au vu de ce que ça m'a apporté, j'ai décidé de partager avec vous le fruit de toutes ces recherches.

Un mot polysémique

Avant d'aller plus loin, remarquons que le terme de "minimalisme" renvoie à un certain nombre de choses différentes. En effet, si on entend souvent le minimalisme comme nouvelle façon de vivre avec le minimum de choses en notre possession, c'est à la base un courant artistique apparu dans les années 1950 (notamment avec Yves Klein et ses fameux tableaux monochromes), pour devenir assez populaire à la fin des années 1960/début des années 1970. Ce mouvement se communiqua à d'autres disciplines comme le design, l'architecture, en s'inspirant des arts traditionnels japonais et la place très importante accordée au vide. Jacques Tati, dans son film Mon oncle, ne manque pas d'ailleurs de se moquer de ces constructions modernes froides (entre minimalisme et modernisme), vides et épurées à l'extrême, quitte à frôler l'absurde et l'inconfort, en y opposant la vie truculente et joyeuse des quartiers populaires où tout est tarabiscoté dans un charme désuet qui rempli les coeurs de chaleur humaine.

Le minimalisme peut renvoyer à cette même quête d'esthétique épurée dans la mode. Un style minimaliste, c'est porter des couleurs neutres, des coupes simples, avec un minimum d'accessoires. Alors attention, si aujourd'hui le terme de "minimalisme" a pour connotation une certaine conscience écologique, dans la mode il est tout à fait courant de voir le minimalisme strictement comme un idéal esthétique de lignes simples et de couleurs sobres, sans aucune recherche éthique.

En fait, le minimalisme n'est pas un courant récent, ni proprement occidental. Disons qu'il est arrivé relativement récemment en Occident, mais il eu des prémisses dans les pays asiatiques et particulièrement au Japon depuis des siècles. L'art de vie wabi-sabi notamment, fut la source d'inspiration pour ce qui est nommé minimalisme aujourd'hui. Il y a aussi le kintsugi, l'art zen, et d'autres courants aussi bien artistiques que philosophiques et qui sont ancrés dans les traditions japonaises. En Occident, on peut voir des similitudes entre les vies monastiques (les Chartreux, les Cisterciens) et le mode de vie prôné par les minimalistes. Je reviendrai sur ces mouvements au fil de mes articles, mais c'est surtout pour vous dire que le minimalisme n'a rien d'absolument nouveau, et encore moins d'origine ethnique particulière. Il s'agit plutôt d'un melting pot d'influences.

Le minimalisme aujourd'hui : une nouvelle philosophie de vie

Le minimalisme aujourd'hui renvoie plus à un mode de vie qu'à une esthétique avec ses codes propres. En effet, "être minimaliste" signifie plutôt vivre avec le minimum de possessions matérielles. Il s'agit de réfléchir sur sa consommation, de la réduire le plus possible pour ne garder que les besoins qui nous semblent vitaux, sans tomber dans l'exubérance. En somme, il s'agit de retrouver une conscience appliquée et permanente de nos actions, en leur donnant du sens tout en essayant de soi-même d'y trouver une certaine satisfaction.

Comme l'écrit Fumio Sasaki, figure emblématique du minimalisme, dans son livre L'essentiel et rien d'autre, il ne s'agit pas de créer un nouveau mouvement codifié qui donnerait les commandements précis pour devenir un "bon" minimaliste. Il n'y a pas de règles, pas de quota, et chacun doit déterminer selon ses propres besoins la quantité de choses dont il a réellement besoin, en restant bien sûr dans une démarche de s'en tenir à l'essentiel. La difficulté réside dans le fait de réussir à s'écouter, vraiment, à comprendre ce qui est authentique en nous, et ne plus vivre par procuration, pour faire envie, ou pour paraître. Le minimalisme tel qu'on l'entend en ce moment s'inscrit dans cette volonté d'épurement, mais avec des visées plus morales qu'esthétiques. Il s'agit surtout d'une prise de conscience du surconsumérisme, avec l'idée que le fait de posséder beaucoup de choses ne nous rend pas forcément heureux, et que cette idée est surtout le fruit de campagnes publicitaires nous manipulant pour nous mener à dépenser sans cesse notre argent, sans forcément réfléchir pourquoi.

Une prise de conscience à propos de la surconsommation

De ce que j'ai pu constater dans mes recherches, le minimalisme tel qu'on l'entend aujourd'hui date plus ou moins des années 2005/2007, même s'il prend ses origines dans les années 1970 avec les groupes écologistes désireux de vivre avec le minimum de choses possibles.
Déjà à cette époque, vouloir cette façon de vivre s'inscrivait dans un refus du monde de la surconsommation, pourtant tout juste naissant au début des années 1970. La production de masse notamment pour les articles de mode pris son essor vers la fin des années 70 pour battre définitivement à plates coutures (lol) les vêtements sur-mesure au début des années 1980. La Chine prend sa place de leader mondial de production, et plus tard la chute du mur de Berlin achève de rendre la consommation rapide accessible à tous les pays européens.
Seulement, la consommation effrénée pousse les personnes à consommer plus que de besoin, mais également plus que leurs moyens le leur permet. Les prêts à la consommation atteignent des sommets, et on s'endettent sans cesse, pour mener cette vie de "rêve" que nous vantent les publicitaires. Seulement, à consommer plus que de raison, les crises économiques successives mettent un coup de poing à cette american way of life qui fait tant rêver le monde entier. "Consommez, donc vous êtes", credo des publicitaires, se retrouve ébranlé par les crises économiques comme celle des subprimes en 2007 qui met une grosse claque dans la figure à ces rêves de carton. Cette horrible crise met des millions de personnes dans des situations de précarité terrible, et provoque une détresse sociale qu'on pensait impossible de nos jours dans les pays "développés". Nul doute que cette crise fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase du doute sur la pérennité du capitalisme sauvage, et un certain nombre de personnes commence à remettre en question le slogan sacré de la consommation : et si consommer rendait en fait, très malheureux ?

Redevenir maître de sa vie

Le minimalisme commence par une triste constatation : nous sommes en fait complètement passifs dans notre vie. En effet, nos décisions sont pré-déterminées, dirigées et contrôlées à distance par des instances politiques et économiques qui nous dépassent. Cela suscite en nous un découragement ontologique profond, un sentiment de perte de contrôle de soi-même, voire une résignation : "après tout, à quoi bon lutter, j'en suis incapable et ça ne servirait à rien." Un soupir d'impuissance est ce qui mène notre vie, et nous essayons tant bien que mal de nous débattre pour garder la tête hors de l'eau, en nous satisfaisant de plaisirs passagers, prêts à consommer, faciles à acquérir, et qui pansent pour un temps fugace nos plaies existentielles. 

On se rend compte que finalement, on est très passifs dans nos vie. On subit plus qu'on agit, et on ignore tout de ce qui peuple notre quotidien.
Nous n'avons aucune maîtrise sur la chaîne de production du manteau (exemple parmi tant d'autres) que nous portons : nous ne savons ni où a été récolté la matière première, ni où elle a été tissé, ni où le manteau a été assemblé, etc. Nous achetons des choses qui n'ont finalement aucun sens, si ce n'est d'être consommées rapidement, sans réfléchir. On ne leur accorde pas de valeur ontologique, de sens important, elles ne servent qu'à satisfaire un plaisir aussi urgent qu'éphémère. Nous prenons les choses comme toujours disponibles et disposables, et leur accessibilité facile nous semble normale, tant nous sommes trop habitués à l'abondance, si bien que nous sommes dans la totale confusion quand il s'agit pour nous de déterminer ce qui est essentiel, c'est-à-dire, ce qui devrait être premier. En plus,  comme nous ne savons pas comment ils sont fabriqués, nous n'accordons plus de sens aux objets, donc nous avons du mal à apprécier la valeur réelle de l'objet. La seule valeur de l'objet se résume à combler un manque, d'assouvir un désir irréfléchi, fugace et superficiel. On ne se rend pas vraiment compte du travail derrière un article, ni de ce que ceux qui l'ont fabriqué ont sacrifié pour le faire. En somme, on erre dans un monde complètement absurde et qui nous assomme de consommation pour nous faire oublier qu'en fait, notre existence n'a aucun sens.

En refusant la surabondance, le minimalisme marque le début d'une réconciliation avec sa volonté. Nous n'avons, finalement, que très peu de pouvoir sur les choses dans le monde, c'est indubitable. Mais, nous avons encore un pouvoir précieux, celui d'agir sur nous-mêmes. C'est un cercle d'action restreint, certes, mais au moins cela nous donnera l'impression d'avoir une prise sur ce monde qui nous échappe, qui va trop vite, qui est pris dans une spirale infernale en broyant tellement de personnes...

Renouer avec la philosophie pratique

Au final, le minimalisme invite à quelque chose d'essentiel : apprendre à être heureux, dans un monde qui nous rend profondément malheureux. Alors, ça ne parlera peut-être pas à chaque personne : mais le but du minimalisme n'est pas de convertir chaque individu en adepte ! Le minimalisme est une solution possible, si en ce moment vous vous sentez en désunion avec vous-mêmes, que vous avez le sentiment d'être mal dans votre vie, ou que vous cherchez un moyen d'être heureux malgré l'incertitude de l'existence. Le minimalisme renoue par là avec les philosophies antiques, qui accordait une place centrale à la recherche du bonheur. Il n'a pas non plus l'ambition utopique de changer le monde, de faire des promesses impossibles du genre "si vous faites ça, les glaciers vont arrêter de fondre" ou bien "si vous agissez comme ça, il n'y aura plus jamais de famines". Le minimalisme n'est pas non plus une colère permanente contre le capitalisme, appelant à prendre les armes pour lutter contre les méchants financiers. Je pense qu'on peut voir plutôt le minimalisme comme un idéal vers lequel on peut tendre, pour redonner du sens à notre vie. C'est une idée admirable (au sens strict) qui nous inspire pour nous améliorer, pour nous donner le courage de changer certaines choses dans notre vie. Le minimalisme est une démarche strictement personnelle.

Le minimalisme soulève beaucoup d'interrogations plutôt qu'il ne donne de réponses, puisque par définition il refuse de donner une liste de "à faire / à ne pas faire" et n'est en aucun cas une orthodoxie (orthodoxa en grec : la pensée droite, sous-entendu la seule pensée possible pour arriver à un résultat précis), un dogme. Le minimalisme va nous aider à avoir une direction pour améliorer notre qualité de vie, et retrouver le bonheur malgré les vicissitudes de l'existence. Mais il demeure des questions indispensables à se poser pour assurer le succès de cette quête. Déjà, comment réussir à retrouver sa volonté ? Comment arriver à déterminer l'essentiel dans sa vie ?

En quoi consistera ce cycle de réflexion sur le minimalisme

C'est là qu'entre en jeu la philosophie. C'est un outil de réflexion très utile pour ce type de problèmes. En effet, la philosophie aide à se poser les bonnes questions, à épurer sa pensée, et par sa diversité à trouver des supports, de l'aide et de la sagesse auprès d'auteurs qui se sont posé les mêmes questions ontologiques que nous nous posons aujourd'hui. La quête du bonheur n'a rien de nouveau ! C'est donc en mettant en parallèle minimalisme et philosophie pratique que je vais tenter d'apporter ma réponse aux problèmes que le minimalisme soulève.

Le minimalisme propose en fait une redéfinition du sujet et de l'identité. En effet, pour retrouver sa volonté et se retrouver possesseur de soi-même, cela implique qu'il faut savoir "qui" nous sommes ! Et ce n'est pas tâche aisée. Combien de fois avons-nous l'impression de nous égarer dans le chemin de l'existence, de ne pas agir "comme nous-mêmes" ? Et d'abord, pourquoi est-ce si difficile d'être soi aujourd'hui ? Quelles tensions devons-nous surmonter pour trouver une certaine quiétude existentielle?

Ensuite, nous verrons ensemble comment le minimalisme implique une revalorisation de notre temps. Il est nécessaire de remettre en question notre rapport au temps, car vous verrez qu'il est complètement faussé et dénaturé par notre façon de vivre actuelle. Nous sommes toujours pressé de gagner du temps, on se réjouit d'avoir gagné deux secondes, on se presse, on court dans les couloirs du métro, mais au final, que faisons-nous vraiment de ces quelques secondes grattées ? On n'arrête pas de nous bassiner aujourd'hui qu'il faut "vivre le moment présent", mais en fait, qu'est-ce que cela veut dire ? Comment vivre l'instant présent sans avoir peur du futur ?

Enfin, dans un dernier article, il sera temps (lol) de nous tourner vers la vie simple, cet idéal tant admiré par les minimalistes, mais également par certains philosophes. A quoi pourrait ressembler une vie simple, celle du sage qui arrive à saisir le moment pleinement ? Je vous expliquerai l'urgence et la nécessité de revenir à une vie plus proche de la nature, et pourquoi c'est en elle que nous pouvons puiser quiétude de l'âme et paix du coeur.

Disclaimer


Oui, je sais, au final, beaucoup de questions soulevées aujourd'hui, et peu de réponses. Tel est le cheminement de la pensée philosophique : tout se passe par étape, il faut être patient. Il faut d'abord poser les problèmes, voir quelles questions semblent importantes, pour ensuite arriver à y apporter des bribes de réponses. Je vous préviens, il ne sera jamais question pour moi de vous dire "il faut penser comme ça", mais plutôt de vous montrer quelles sont les réponses que j'ai trouvé, essayé, et qui me conviennent, en espérant qu'elles toucheront certain-es d'entre vous. Aussi, si par moment vous entrez en désaccord avec ce que j'écris : tant mieux. Si ça peut vous aider à construire votre propre pensée, c'est ce qui compte. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, il n'y a pas de moment figé dans la réflexion philosophique. J'espère néanmoins que ce que je vous écris fera vibrer quelque chose en vous, et si ça peut n'être que positif, cela me réjouirait.

En attendant, je vous dis à très vite pour la première branche de notre réflexion sur le minimalisme : comment se retrouver soi-même.

Bécots !





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 English

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Hi guys ! 

First of all, I wanted to thank you SO MUCH for your support those last few weeks. You have shown me so much interest and enthusiasm concerning a more philosophical content, and it truly made me so happy. If you're ready, here is the theme for the next articles to come here : 

Minimalism


To tell the truth, I've been thinking of this theme for a few months, and it started when I read The new Heloise from Rousseau last summer. It made me very interested and curious about minimalism (you'll find out why in a few weeks !), and I've been watching countless videos and documentaries about this subject, not to mention books and articles. Minimalism helped me a great deal in my life, as the past months have been quite tough for me personally. But I found in minimalism many things very interesting on a spiritual level, which guided me to improve my mindset and my life all together. As it worked so well for me, even though I don't see myself as a minimalist (not sure I'll ever be able to tbh !), I thought it could be interesting for you if I share here everything that have helped me, and the answers I found throughout my philosophical journey.

A polysemous word


Before being used on Instagram by people to show off their capsule wardrobe, 'Minimalism' used to be an art movement, born in the 1950's. You may know the name of Yves Klein, who painted huge monochromatic frames, and he is a very good example of what minimalism was back then . It influenced also architecture, with huge empty spaces and geometric simple lines. Jacques Tati in his movie "My uncle" mocks this type of architecture, being sometimes too obsessed with the emptiness that it can be ridiculous.

Minimalism can also be used in fashion, as I mentioned. A minimalist style is a wardrobe built on neutrals, simple cuts, and minimal accessories. It's everything about the lines, girl. Also, very important to say, it doesn't necessarily go with a sustainable ethics. Many minimalist fashion icons never speak about sustainability or the environment (now some do it because you know, it's trendy). You can totally be a fashion minimalist and have a wardrobe full of Zara and COS clothes (and if you do, it's perfectly fine, no judgement there) (a little bit, but who cares about my opinion amirite).

But the minimalism that we are interested with today is something different. It has a vague history with no real beginning nor ethnicity. It takes its roots in the zen art, but also in the wabi-sabi ideal of the Japanese traditional lifestyle, the kintsugi... but it also is inspired by the very simple lifestyle of christian monks such as the Chartreux or the Cistercians (I'll come back to that in the last article about this theme). Just to say, minimalism is a citizen of the world. 

Overconsumption is wrong

From what I can tell from my research, minimalism as a lifestyle seriously began around 2005/2007, even though it had already some premisses during the 1970s. At that time, it was a small group of people already seeing the problems overconsumption will make if it continues to expand. Well, guess what, it did expand, and it did get worst. After the 1970s, clothes were finally mass produced in China and other under developed countries, and fast-fashion shined over the world. Everyone could finally buy anything, cheap and fast. It was quite a change after centuries of tailored clothes, and people get hysterical over consumption after the trauma they endured during the two World Wars. People bought stuff to bury the trauma of death and starvation their parents endured, and slowly all the trauma faded to only let the thirst of possession taking over.
Buy and you'll be, that was the motto. But people started to buy too much, I mean, way over they could really afford. So they took loans (sorry for any economics specialist reading this and cringing, yo girl has to take some shortcuts to get to the point) (sue me). And what happened was they all get hit by a giant fist on the face when the subprimes crisis arrives in 2007. Millions of people were suddenly losing their homes and find themselves in an awful precarious situation. And that's just an example. Numerous social and economic crisis occurred, showing how much we were at the mercy of banks and loans. People started to doubt that consuming and buying stuff was really so exciting, especially when we had already enough to be happy : at the end, what if buying stuff was the problem of our chronic unhappiness ?

Taking back the power over yourself

Minimalism starts with a sad first observation : we are in fact totally passive in our lives. Our decisions are already influenced by too many powerful institutions, not to mention our education, our frustrations, personal history, emotions... That leads us to feel discouragement sometimes, we feel like everything is pointless : in politics whatever we vote doesn't change anything, unemployment is still high, politics still make promises they forget once elected. We tend to feel so discouraged, we end up giving up, telling ourselves that we are powerless and that the world will never change, at least, not for the best. So we try to fill that existential crisis, that ontological anxiety, with stuff. We buy things, and we throw them into that hole, and they are almost instantly crushed by our fears, creating a deeper hole, and we buy more... a neverending story, as well as a chronic impossibility for us to find real happiness.

We are indeed very passives in our lives. We ignore mostly how our clothes are made, how our food is grown, and we become active only when we actually buy them. We are disconnected to the true cost of what we buy, and finding informations about these stuff is actually pretty difficult, as they are so many steps involved. In fast-fashion, the top you've bought for 20$ may have made 3 times the travel around the world before ending in your closet ! The problem is, we don't know the real value of what we buy. Not only do we ignore where they have been, but we also don't know how they were made. That's actually a big issue because when you become conscious about what it takes to kill a cow so you can have a steak in your plate, or what it costs to make a 5$ t-shirt, suddenly you realise that cheap comes at a price : decency, morality, empathy. 

The problem by ignoring all the steps involved in the things we buy is that we tend to see things as disposable, with no consequences. Buying something cheap has only to our mind the credit to make us happy for a very short time, and as we don't see the consequences nor what it took to make that thing, we are totally disconnected with the reality. Then, when we see articles or documentaries about pollution and global-warming, we are shocked, and we have troubles to process : how can these cheap shoes I bought last weekend can play a role in the death of millions of animals ? Our actions, apparently harmless, have consequences so huge to which we are not familiar with, that it creates in us a total incapacity of connecting the dots. And I don't blame you, me too when I buy bananas at the supermaket, I don't understand how it can be possible that by doing that I support pollution in the seas... because we have the habits of not being holding accountable of our actions, and consuming has become something as normal and essential as breathing.

But that creates in us a very deep ontological problem. We bury this problem, because it is too scary. Changing our habits imply changing our life as we have always know it, and changes rimes with danger, that's biological. At the end, it does worth it. By facing your fears, by finding the courage to reflect on yourself, you act to find back the power on your will, and on yourself. By being aware of the consequences of what you do, you make yourself really responsible, so you make yourself conscious, not only of the world, but of your role and implication in it.


The role of practical philosophy

 
After these very dark thoughts, let me tell you everything is not hopeless ! We can still find a way to be happy, even if it can seem super hard in our world today. Minimalism is a way to find inner peace and by that, having happy moments and being less powerless in your life. It may not be the perfect solution for everyone, but I believe it worth trying. Minimalism isn't a religion nor a dogma, it won't teach you absolute rules for you to follow in order to be happy. It simply gives you a guidance, an ideal to which you can aspire. 
That's why it can be really useful to practice philosophy. It used to be a tool used by the Ancient to find solutions to our ontological problems. Philosophy can be totally useful in your daily life, as it helps you educate your spirit to think well and learn how to process problems. It will help finding answers to the problems minimalism asks. By reading older authors who asked themselves the same questions we ask ourselves today, we can find some answers, some guidance for ourselves. 
Philosophy is before all a science of questions. Learning how to ask the right questions. For this, we have to go deeper into the problems minimalism is putting.

Asking the right questions is finding the right answers

That's what I'm offering to do for the next 3 blogposts. First, I will try to analyze the problem of our lack of control on our lives : how come we have so much trouble to find our identity ? When we make a choice, do we really do it freely or our will is already manipulated to do certain things ? If yes, why, how ? And what solution can we find to become a better master of ourselves, and find an authentic personality ?

The second post will be about our management of time. You'll see that learning how to improve our relationship with time can really do wonders in our self-esteem and efficiency. What is "live the present moment" ? How can we master it ? Is it really more important to focus on the present thant on the future, and why ?

Finally, in my last post, I will explain to you why we need a more simple life, a more nature-related lifestyle. You'll see that in fact, being close to nature and being more aware of it, not in a naive, idealistic way, but in a practical, realistic way, is very important for us to practice and find answers to the first two problems mentioned above.


Disclaimer 

I have no claims in offerind absolute, perfect answers. These are my personal thoughts, that I've built on deep research, in practicing philosophy everyday. They have helped my, they may help you, and they may not help you. That's perfectly fine ! Philosophy doesn't give perfect answers, it is not the dictatorship of the truth. It is a matter of feelings. If you find yourself already drawn to minimalism, or if you are seeking a more simple life, my articles may help you builing your own thoughts. Philosophy is nothing more but a tool, a very efficient one, but not a perfect one.

I sincerely hope you enjoyed this first introduction, and I'm excited to share more !
Let me know your thoughts about it in the comment section or on Instagram, I always reply to Dms.

Love you ! 




Commentaires

  1. Merci pour cet article sublime, très bien écrit et justifié sur le minimalisme.
    J'adore comment le raisonnement est clair et bien construit.
    Vraiment très beau!

    INXSKY Minimalist Jewelry


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