L'instant qui dure #juin2019




Hello mes chatons,

C'est déjà la fin du mois de juin, et je vous retrouve pour ce rendez-vous mensuel qu'est "L'instant qui dure", que j'ai commencé en mars dernier. Je vous explique ma démarche dans ce post, et le but de cette série d'articles est de m'aider à savourer les moments de joie que la vie m'offre, aussi simples soient-ils . Quand j'ai commencé à réfléchir à ce projet en mars, j'étais un peu sceptique. Est-ce que j'allais arriver à trouver quoi dire chaque mois ? Et au final, c'est précisément parce que je me sens le devoir de vous retrouver pour partager ces moments de bonheur que je me suis sentie plus à l'affût de moments positifs et sereins. Donc au final, mon but premier étant de déjouer les pièges de la dépression, c'est plutôt réussi. J'ai toujours des passages difficiles et des crises, mais de me rappeler ces petites joies m'aide grandement à surmonter ces moments de vide de l'esprit.
Retrouvez également les mois précédents par ici !

Sans plus attendre, voici mes petits bonheurs de juin :


Les premiers fruits du travail

Le mois de juin fut placé sous le signe du temps idéal pour notre jardin potager, et j'ai pu commencer à récolter les fruits de mon investissement. Je vous l'avais dit, cette année je prends très au sérieux le jardinage, et je passe beaucoup de temps à m'occuper de mes fleurs et de mes légumes. Quelle joie alors il y a quelques jours, d'avoir pu manger les premières fraises, les premiers radis, les premières salades, cerises et framboises ! 100% bio, on ne traite pas notre culture, et 100% délicieux avec la joie de se dire qu'on les a bien mérités :) (et économies au passage car bonjour le prix des framboises en magasin !!). Pour les cerises hélas il a fait trop froid en mai et on a eu une vingtaine de cerises sur notre arbre... mais elles n'en furent que plus savoureuses et précieuses, je n'ai jamais mangé des cerises aussi bonnes de toute ma vie !



Le mois des fleurs

Si l'année dernière il a tellement plu en mai qu'on a eu un mois de juin sans aucune fleur, cette année s'est bien rattrapée ! Outre nos rosiers qui croulent sous les somptueuses roses, les graines que j'avais semées l'année dernière de fleurs des champs ont donné naissance à un mélange ravissant et coloré de fleurs des champs. Sans compter les coquelicots, qui sont venus parer non seulement notre jardin mais toute la région, de leurs pétales fragiles, petits baisers rougeoyants au milieu des champs de blés...


Thé-couverte

Ok ce jeu de mot est vraiment pourri mais c'était bien trop tentant pour m'en priver ! ;)
Très belle découverte (ou thé-couverte) (oui, j'insiste sans nulle honte) de thés Dammann ce mois-ci, un thé vert "L'oriental" et un thé blanc "Passion fleurs", surtout pour ce dernier car habituellement je n'aime pas le thé blanc. Je trouve qu'il a tendance à développer une amertume désagréable, et avec mes intestins fragiles j'ai du mal à le supporter. Mais celui-ci est très délicat, je le fais infuser 3 minutes au lieu de 4 pour un rendu encore plus léger. Il porte parfaitement son nom, que ce soit au nez ou au goût, une bouffée et vous avez l'impression de vous retrouver au milieu d'un verger en fleurs. Il est absolument parfait pour les jours de canicule, d'autant plus qu'il s'infuse à 70° donc ça nous épargne quelques bouffées de chaleurs supplémentaires.



Rammstein

Je ne parle que trop rarement de la musique que j'aime ici, mais fin mars est sorti le puissant dernier album du groupe allemande de métal industriel Rammstein. Sobrement intitulé "Rammstein", pochette blanche avec une allumette, l'album condense à merveille le style de Rammstein, son côté polémique et provocateur... En somme, une allumette qui peut aussi bien provoquer un feu destructeur qu'allumer une chandelle, dans ce cas la chandelle intérieure. N'est-ce pas après tout la fonction première de l'artiste, d'à la fois provoquer la bienséance et les moeurs installées mais aussi notre bonne conscience ? Dans cet album aux sons certes un peu plus légers que l'album précédent "Liebe is für alle da", les paroles restent toujours aussi puissantes, magnifiquement interprétées par la voix ténébreuse de Till Lindemann, qui décidément tient toujours la route malgré sa vie chaotique et auto-destructrice.
L'allumette d'ailleurs, peut faire écho à cette autodestruction assumée du chanteur, qui s'est investi dans la pyrotechnie qu'il met à l'oeuvre dans les clips et les concerts, manquant plusieurs fois le long de sa carrière d'y laisser sa peau. Le feu qui détruit, qui brûle, qui nous consume, mais qui aussi donne naissance au renouveau et à la création. Symbole extrêmement puissant, d'autant plus que l'album s'ouvre sur la chanson "Deutschland" dans laquelle Rammstein semble s'inquiéter pour le futur de leur pays natal, qu'ils ont vu déchirée et scarifiée puisqu'ils sont tous nés et ont vécu en RDA, pour la voir se réunir tant bien que mal avec les plaies des guerres incessantes jamais tout à fait refermées. Cet album me laisse l'impression d'une sorte de testament musical, comme si le groupe faisait le point sur leur presque 30 ans de carrière, aussi bien dans leur art que dans leur statut citoyen et personnel. On sent pointer l'inquiétude pour le futur de leur pays et du monde en général, comme l'excellente chanson "Ausländer" qui montre que finalement, rien a changé  depuis que les pays occidentaux ont colonisé les autres, et que nous continuons tous à simplement profiter de l'innocence des uns pour satisfaire les vices des autres, la mondialisation favorisant une culture de masse de surface, et qui détruit lentement les cultures les unes après les autres... 
Cet album m'a touché, je n'en attendais pas moins du groupe qui montre sa maturité et sa capacité à véhiculer des messages riches et complexes à travers leur musique. Les refrains sont toujours aussi entêtants, les clips toujours aussi percutants, bref, du grand Rammstein.



Voilà mes chatons, c'est tout pour ce mois ! Plein de bécots et je vous dis à jeudi pour un post très spécial et qui j'espère vous plaira !




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