All I Want for Christmas


Hello mes chatons,


Alors oui, JE SAIS, je vous avais promis la suite du triptyque sur Hannah Arendt. La vérité est que j'ai planché beaucoup plus longtemps que prévu sur une dissertation que je dois absolument rendre cette fin de semaine, je pensais la finir plus tôt et prendre le temps de vous rédiger ce que je vous avais promis. Mais en ce moment j'ai un mal à fou à me concentrer, en plus j'ai le sentiment d'être tellement en-dessous du niveau demandé pour le concours, enfin bref je me bats en fait contre mes démons intérieurs et ça fait bien chier car ça me rend très improductive.

J'essaie déjà de ne pas penser que j'ai du passer au moins 10 heures sur cette dissertation alors qu'on a que 8 heures le jour de l'examen, ni que j'ai du rouvrir mes livres quelques fois pour vérifier des informations T_T je ne suis tellement pas prête pour mars c'est à pleurer.
Enfin bref, du coup nerveusement on ne peut pas dire que je suis à mon top hein, je suis une boule de nerfs, d'insécurité et de lamentations haha !
Heureusement la créativité que me permet mon blog me fait oublier quelques instants que je suis bonne à rien à par penser (mal) des choses imprécises. Si vous me demandiez quel cadeau je voudrais le plus pour Noël, je vous demanderai la capacité d'allonger le temps. Ah, si je pouvais vivre 48h par jour au lieu de 24 ! Je l'ai dit à mon copain qui m'a répondu "bah faut aller sur une autre planète qui tourne plus lentement autour du soleil" -_- (une minute de silence pour sa réponse qui ne se voulait pas drôle du tout) (c'est ça les scientifiques, ils nous balancent des bonnes grosses vannes en voulant juste apporter une réponse exacte et tangible à un problème donné).

En fait mon très gros problème, et je sais qu'en plus c'est ce qui me paralyse dans mes révisions, c'est que je vois grand. C'est un handicap, je vous jure. Je fais tout le temps ça : on me pose une question, et bim je pars dans des extrapolations et des interrogations ontologiques de malade. Au final ça m'épuise, et surtout ça me stresse, car à tout problème j'y vois des implications tellement complexes et importantes que je ne me sens pas satisfaite tant que je ne les ai pas explorées. Sauf que partir dans un traité sur la morale quand quelqu'un nous double dans la queue au supermarché, tenter une thèse sur l'éducation quand des gamins passent devant nous, et faire une remise en question économique quand on nous dit que le prix de la viande des grisons a augmenté, c'est chiant pour mon entourage, mais je m'épuise aussi. Cette année j'ai vraiment essayé de mon mieux de me calmer, mais c'est plus fort que moi. Je sais que c'est pénible pour les autres, même si au début c'est peut être intéressant de rencontrer quelqu'un comme moi qui se pose tout le temps des questions métaphysiques. Mais je suis comme ça, et si ça a détourné des gens que j'aimais, ou que ça m'a valu le mépris d'autres qui ont cru que c'était de la prétention aveugle, eh bien tant pis. Moi je sais que si je fais ça c'est parce que vraiment, je n'ai pas un instant de répit dans ma tête.

Je vous avoue que je suis un peu fatiguée d'être moi, car au final à force de me tourmenter comme ça, je suis la plupart du temps paralysée et j'imagine que je fais des trucs... à défaut de les faire réellement. Et bien souvent, j'imagine avoir répondu à des mails, ou j'imagine lire quelque chose, mais je ne le fais pas. C'est drôle et terrible, parce que du coup je passe pour une connasse, ou pour une feignante, et ça n'arrange pas mon problème d'insécurité puisque je ne réalise pas autant de choses que je le pourrais. Mais le puis-je ? J'en viens parfois à me demander si au final je ne fais pas beaucoup parce que je ne le peux pas, je ne suis pas capable d'assumer ce que j'ai dans la tête. Ce désespoir né de la tension entre mon désir et ma paralysie d'action me rend des fois presque folle, et je sens cette folie se tapir au fond de moi et guetter la moindre de mes faiblesses. C'est très dur d'en parler autour de moi, parce que j'ai peur de ne pas être prise au sérieux. Mais vraiment, des fois je souffre terriblement d'être moi. C'est dur de s'assumer envers et contre tous. C'est dur de ne pouvoir compter que sur soi quand ça va mal. Je me retourne et je suis seule, comme dans un gouffre aux parois glissantes. Je fais un pas j'en recule de deux. Et je me dis que ça ira mieux, alors je continue d'avancer. Je suis alors prise d'une culpabilité folle, car je ne me sens pas la légitimité d'être mal. Je n'ai pas le droit d'être mal. Parce qu'aller mal ça me fait perdre mon énergie vitale, ça me fait perdre ma raison d'être, parce qu'alors je n'arrive plus rien à faire.

Bon, je suis désolée ce post prend un tournant très lugubre et personnel, à la veille de Noël en plus !

Surtout que je suis si contente de partager ces photos avec vous, j'en suis tellement heureuse. C'est la première fois que je me trouve belle. Et puis merde, j'ai le droit de le dire, surtout quand ça va mal ! Oui je me trouve belle sur ces photos, je trouve mes rondeurs parfaites avec cette sublime robe que m'a offert Lili la Tigresse. Je me fiche de passer pour superficielle, mais regarder ces photos me fait du bien, car elle me rappelle que même si dans des moments de crises de solitude je crois être perdue dans les ténèbres, il y a des gens pour qui je suis et qui sont là pour témoigner de mon existence. Mon amoureux déjà, qui sait si bien me prendre en photo et dont je sens très souvent l'amour irradier ses photos. Et puis des belles rencontres comme Lili la Tigresse, que personne ne pourra ternir dans mon coeur.

Enfin voilà, c'était l'ambiance joyeuse et insouciante des fêtes. Sinon je peux faire des discours pour les mariages, les baptêmes, les Bar-Mitsva, hein, si vous avez envie de discours bien joyeux qui mettent bien l'ambiance ! :D

Bon, quand même, je vous souhaite à chacune un beau, joyeux Noël. On s'en fout de la fête commerciale, disons que c'est un jour pendant lequel on a le droit de s'aimer, d'aimer les autres peu importe comme ils sont, et d'aimer la vie, parce que la seule réalité que nous connaissons c'est elle.

Bécots mes chatons <3

P.S : n'oubliez pas de vous frotter les dents à l'ail pour pouvoir souffler dans les naseaux des gentils (non) qui pour votre bien vont vous faire des réflexions sur votre poids, vos cheveux, votre situation amoureuse, vos tatouages, votre métier, vos chaussures et votre situation financière (liste non exhaustive). Prenez une bonne inspiration, expirez, videz votre verre de vin cul sec et au lieu de répondre mangez avec joie et bon appétit :) parce que les autres préfèrent essayer de vous rendre conforme à leurs idéaux plutôt que de s'occuper de leurs propres problèmes. Souvent, ça vient pas d'un mauvais sentiment contre vous mais plutôt contre eux-mêmes. Alors on les plaint un bon coup et c'est reparti. Quand ça m'arrive en public et que je n'ai pas envie d'être cynique (peu de gens apprécient cette forme d'expression), je repense à ce fameux passage dans L'idiot, dans lequel la maîtresse d'Ivan, le frère d'Aliocha (le héros et "l'idiot"), gifle un grand coup Aliocha parce qu'elle ne supporte pas sa pureté qui la renvoie à sa propre luxure et décadence. Aliocha la regarde et lui répond "mon Dieu comme je vous plains". Elle fond en larmes, furieuse et encore plus malheureuse contre elle-même. C'est un peu ce que nous devons garder à l'esprit quand on se prend des remarques méchantes. Il faut les plaindre ces gens, car c'est tellement triste de vivre sa vie en jugeant  les autres.



Crédit photos : Luc Dujardin

* * *

Lieu : Dijon, Bourgogne

* * *

Robe* : +Lili la Tigresse (dispo ici)

Cape : +Vintage  

* * *

Collier : +Dissident Sheep (eshop)

Escarpins : +Prada

* * *

Tous les articles précédés de + sont des articles produits avec certitude de façon équitable (respect de la main d'oeuvre et de son savoir faire ou respect de l'environnement ou les deux à la fois). 

Tous les articles suivis d'une * ont été offerts par la marque en question.

Aucun lien n'est affilié.



















Commentaires

  1. Les préparations au concours c'est souvent comme ça quand on est perfectionniste et qu'on a peu confiance en soi. Pour avoir été dans le même cas, la seule chose que je peux te dire c'est que le jour-J on se découvre des ressources insoupçonnées et la pensée s'organise d'elle-même pour être efficace ! En attendant, ce qui est difficile c'est de ne pas flancher niveau moral, il faut arriver à lâcher, prendre du recul pour mieux se ressourcer et reprendre son souffle ! Les fêtes c'est pas mal pour prendre ce recul là et retrouver de l'énergie :)

    RépondreSupprimer
  2. Tes photos sont superbes <3 Et cette robe canon *-*

    La Robe Noire
    IG : @Saskiabzn
    Saskia! xo

    RépondreSupprimer
  3. tu es toute belle
    cette robe rouge te vas super bien
    gros gros bisous

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Merci pour votre petit mot, je vous réponds au plus vite !

Facebook Twitter Instagram Pinterest Inspilia

Articles les plus consultés