Confidences d'une ancienne citadine convertie à la campagne


Hello mes chatons,

J'ai teeeellement de projets d'article en ce moment, que je n'arrive même pas à me décider lequel écrire. J'ai bien entendu le cycle Travail à rédiger, pour le moment j'en suis au stade des recherches, ça viendra ça viendra ! En fait il y a tant de choses dont j'ai envie de vous parler... C'est aussi un peu de votre faute, car j'ai des retours si positifs que ça m'encourage et me gonfle à bloc :) merci beaucoup de prendre le temps de m'écrire, ici, mais surtout sur Instagram d'où vous êtes de plus en plus nombreuses à venir lire mes tartines philosophiques (petit clin d'oeil).

Enfin bref, j'ai pu constater que vous aimiez me lire, oufff, gros soulagement, en juillet dernier quand j'ai décidé de changer radicalement ma ligne éditoriale, je ne pensais sincèrement pas intéresser grand monde. Et vous m'avez prouvé le contraire ! La preuve : en vous demandant quel article vous souhaiteriez lire en premier cette semaine, je ne m'attendais pas à recevoir autant de réponses enthousiastes, parfois très drôles, avec des arguments en faveur ou en défaveur, enfin bref j'étais super heureuse de ne plus avoir l'impression de marmonner dans mon coin haha ;)
Je vous donnais le choix entre 1) une apologie du vide dans les réseaux sociaux ; 2) une étude comparée de ma vie à Paris et de ma vie à la campagne.

Bien que vous soyez très nombreuses à suivre mes coups de gueule et mes révoltes récurrentes sur mes stories Instagram, vous avez quand même été plus à me demander de vous parler de la campagne. J'avoue que j'avais été sensible à l'argument que beaucoup d'entre vous avait soulevé, à savoir que c'était plus agréable de finir la semaine sur une touche de légèreté avec la campagne, et j'aurai pu tout à fait exercer mon droit absolu de despote sur mon blog et ne pas tenir compte des votes qui penchaient pour publier en premier la vie bucolique... Mais bon, j'avais promis d'être fidèle à votre choix, alors par acquis de conscience, je réponds à la majorité : voici un peu le récit de ma nouvelle vie !

La vie à la campagne versus la vie à Paris

 

I. Pourquoi j'ai quitté Paris

 

Avant toute chose, il faut bien entendu que je commence par vous dire les raisons qui m'ont menée à ce radical changement de vie. J'ai prévu, cette année ou l'année prochaine, de réussir l'agrégation de philosophie, car je veux vraiment m'engager dans cette voie professionnelle. J'ai fait plein de travaux "subordonnés", vendeuse, secrétaire, formatrice de PSC1, et j'avoue qu'à 26 ans, j'ai compris que je ne serai JAMAIS faite pour travailler dans une entreprise, ni travailler pour un patron. Travailler à Paris 6 mois à temps plus que plein (40h par semaine) à faire un métier intéressant mais terriblement ingrat et très mal payé par rapport à la charge de travail, prendre le RER tous les jours, ça a été le déclic. Je n'en pouvais plus de monter dans ces wagons à bestiaux qui puaient la sueur dès 7h du matin, d'attendre sur les quais les trains qui s'arrêtaient pour vomir des hordes de personnes tristes à aller travailler par millier dans des bureaux gris, sans un regard ni empathie pour son voisin de galère, je n'en pouvais plus de me sentir aussi inutile à faire un métier bien en-dessous de mes capacités, de devoir toujours dire oui alors que je voulais dire non, de devoir me battre chaque jour pour ne pas me laisser faire, ni dans la rue, ni au travail, et je n'en pouvais plus de sentir la frustration monter pour ne se libérer que dans le shopping ou la bouffe. Bref, j'étouffais.

Alors, qu'on ne s'y trompe pas : j'adore Paris. C'est une ville magnifique, un microcosme de l'humanité et du monde, avec des quartiers colorés, différents, des monuments somptueux à chaque coin de rue, des magasins et des restaurants pour tous les goûts, des expositions et des cinémas partout, le tourbillon incessant des gens, le brassage ethnique, la diversité, le contraste des bâtiments anciens et modernes, bref, j'adore Paris.
Mais je n'en pouvais plus. J'avais l'impression d'en avoir fait le tour, et surtout je ne me voyais pas réussir mon concours dans un minuscule appartement dans lequel on ne pouvait plus circuler, entre mes montagnes de livres et de chaussures. Mon copain avait fait l'effort de venir vivre à Paris pour mes études, mais je le voyais dépérir à vue d'oeil dans cet étroit appartement et dans cet air pollué.

Ca devenait même viscéral : c'était quitter Paris, ou quitter mon copain. Je savais qu'on ne pouvait pas continuer à vivre ensemble comme ça, et par amour pour mon copain je ne pouvais pas continuer à le laisser dépérir dans une ville qui l'étouffait. Pareil pour Led Zeppelin, mon chat : un géant de un mètre de long, hyperactif et joueur, avec un si bon fond qu'il restait malgré tout très enjoué même s'il s'ennuyait... Je ne supportais plus de le voir renifler le béton quand on le sortait, sans jamais la possibilité de pouvoir courir de toutes ses forces dans l'herbe, de chasser les insectes, de regarder les oiseaux et de se tapir dans la douce ombre fraîche des bosquets lors d'une chaude journée d'été. Alors, l'excuse de l'agrégation sonna le glas de la folle vie parisienne : il fallait partir. Sans regrets, et dans la joie et l'excitation d'une nouvelle vie, d'un autre rythme.

II. Pourquoi la campagne ?

 

Evidemment, nous nous sommes posé la question : et pourquoi pas vivre en banlieue d'une grande ville, mais moins grande que Paris, comme Lyon, Grenoble, Valence ? C'est simple, et je ne plaisante pas : la simple pensée de voir des gens autour de moi me filait de l'urticaire. Littéralement. Je suis quelqu'un de très sociable, mais j'ai un besoin vital d'avoir des moments d'intense solitude. Avec pour seule vision devant moi la nature. Je ne supportais plus d'avoir sous mes yeux des choses humaines : maisons, immeubles, routes, j'avais besoin de pouvoir lever les yeux et ne voir que le ciel et les arbres, et rien d'autre.
C'est comme une purification de mon âme : j'avais le sentiment de l'avoir encrassée pendant des années avec des choses qui n'étaient pas essentielles. Et surtout j'avais besoin de choisir les moments avec un contact humain. Je ne pouvais plus subir l'existence des autres. Pour moi c'était ça Paris : je subissais, avec de plus en plus d'indifférence, la vie des autres. Je me forçais à être polie, à dire bonjour, pardon, merci, car je sentais bien que cette dangereuse indifférence à l'autre s'installait dans mon coeur. Cette froide indifférence qui vous glace le coeur et vous rend insensible à tout ce qui est autre, au point de trouver des justifications pour ne plus avoir à faire son devoir d'Homme, celui de compatir et d'envoyer de la chaleur à autrui. Pour moi, je me déshumanisais. Cela passait également par l'absence de contact avec la Nature : tout ce qui nous entoure à Paris est beau, certes, mais c'est l'oeuvre des humains. C'est un produit de l'action humaine. C'est se regarder. C'est regarder l'humain, toujours et encore. C'est donc avoir l'illusion de sa grandeur, de son pouvoir, et par là également c'est attiser la jalousie, la frustration et l'avidité. Vivre au coeur de Paris et vivre d'amour et d'eau fraîche ? C'est impossible. Il est toujours question d'argent : vous n'avez plus de sous, vous ne pouvez plus vivre socialement à Paris. Le ticket de métro c'est 1,90€. Le verre de rouge de l'apéro c'est 5€ minimum. La bouteille de rouge la plus dégueulasse du Monop' du coin c'est 6€. Le cinéma ? C'est 10€. Tous les Parisiens vous le diront : à Paris, on vit tous au-dessus de ses moyens. 
Mais à quoi bon ? Pour quoi ? Pour oublier ces heures de transport, ces mines grises autour de nous, ces mendiants à chaque coin de rue ? Pour oublier que nous sommes si loin de notre condition d'être naturel ? Pour moi, vivre à Paris me donnait l'impression d'être une déracinée. Littéralement : je m'étais arrachée à la Nature, et pourtant sans elle je ne peux vivre. L'air encrassé de Paris, ses odeurs de café mêlées à celle de pisse et de pots d'échappement, tout cela m'étouffait. Chaque bouffée d'air me rappelait que j'étouffais.

Alors non, je ne quittais pas Paris pour retrouve plus ou moins la même chose ! 
Il me fallait le silence, le calme, l'absence d'humains, la Nature, un grand jardin pour Led Zeppelin, deux bureaux pour mon copain et moi, un beau salon pour y mettre mon piano. Il me fallait de l'espace pour respirer, vivre, travailler, m'épanouir.

Mon copain et moi avons du sang savoyard, et cela a été une évidence : se rapprocher des montagnes, de l'air pur, de la vie simple. Et les montagnes me rappellent tant mon Japon chéri, qui me manque chaque jour tellement. Alors, nous sommes partis.

III. Etude comparée de la vie parisienne et de la vie campagnarde

 

Afin de rendre la lecture plus agréable, j'ai décidé de vous présenter les points positifs et négatifs de Paris et de la campagne sous une forme de liste répartie autour de 5 thèmes : le logement, les questions pratiques, la mode, les loisirs, et la vie sociale. Tout cela reflète bien entendu mon expérience personnelle et ma vie en Savoie, donc ce ne sont pas des déclarations à prendre comme universelles et surtout c'est sans aucune prétention de les vouloir universelles ! En plus il faut prendre en compte que je parle de la vie vraiment parisienne et que cette expérience peut grandement changer selon l'endroit où l'on vit dans Paris. Avant je vivais à une station de RER de Paris Gare de Lyon, donc j'ai pu aussi expérimenter la vie du RER aussi bien que celle du métro, mais dans une bien moins grande mesure que d'autres personnes :)

1.) Le logement

A Paris

Les +

- logement proche de plein de magasins, supérettes, idéal pour se dépanner quand on n'a plus rien dans le frigo
- accès rapide à Paris et à sa multitude d'activités possibles
- chez toi c'est tellement petit que tu fais ton ménage complet en 20 minutes.

Les -

- appartement de 45 m² en banlieue proche de Paris (et encore, on avait de la chance on était super bien situés par rapport à d'autres)
- un jardin ? C'est quoi ?
- des voisins toujours bruyants, peu importe l'heure de la journée
- en été c'est le festival des gens bourrés dans la rue qui gueulent
- les fumeurs qui fument sur leur balcon et qui te font profiter de leur cancer. Ils ont toujours un sens du partage très aiguë.

A la campagne

Les +

- une maison + jardin... grands. Très grands.
- une pièce pour chaque membre de la maison
- des baies vitrées
- un jardin. Ah je l'ai déjà mentionné ?
- aucun vis à vis
- moyenne d'âge des voisins : 85 ans
- possibilité de faire des randonnées depuis sa maison
- le silence. L E S I L E N C E.

Les - 

- nous on a de la chance, mais pour peu que vous tombiez sur un voisin fan de bricolage / chasseur / sourd : on a le droit à la scie sauteuse toute la journée, aux chiens qui hurlent à la mort, à la musique atroce à fond. Ah, j'ai oublié la tondeuse à gazon. Parce que non, il n'y a pas de date fixe pour tondre sa pelouse, alors du coup Jean Jacques et Pierre Paul ne tondent jamais leur pelouse le même jour. Par contre l'intensité sonore est répartie dans la semaine. Voilà voilààà...
- on est super loin de tout 
- 20 minutes de ménage c'est pas assez juste pour nettoyer ton salon
- les voisins se font tellement chier que si tu as le malheur de les croiser un jour d'emmerdement maximal, ils te tiennent la jambe pendant 30 minutes à te raconter 1) leurs problèmes de santé 2) aux ragots sur les voisins plus loin dans la rue 3) te dire à quel point les précédents voisins étaient des cons 4) te raconter les faits divers sordides arrivés pas loin de chez toi. AMBIANCE.

2.) Les questions pratiques (transport, vie quotidienne)

A Paris

Les +

- Tout est trouvable à pratiquement n'importe quelle heure de la journée : tu as envie d'un snack à 21h tu vas chez l'arabe du coin. Ok tu payes un rein, mais tu l'as ton paquet de chips.
- Tu trouves de tout : envie de cuisiner chinois ? Tang Frères. Envie de cuisiner africain ? Belleville.
- Avec le métro tu peux aller partout dans Paris et faire plein de choses dans des quartiers complètement différents. 
- Une voiture ? A quoi ça sert ? (je ne comprends toujours pas les gens qui se torturent à essayer de circuler dans Paris en voiture au lieu de la poser en périphérie et de prendre le métro)
- Tu peux sortir jusqu'à pas d'heure, tu peux prendre un Uber ou Heetch
- Tu as la flemme de cuisiner tu commandes en ligne et tu reçois un bon repas tout chaud chez toi.

Les -

- Le prix. Ok tu peux aller partout et faire tes courses à n'importe quelle heure, mais considère vendre quelques organes avant.
- Le métro PUE. Le Rer PUE. Les gens PUENT. Les odeurs d'urine le matin à 7h du matin c'est sympa.
- La misère. C'est vraiment très dur de voir des gens sans abri et des réfugiés partout, quand toi tu vas passer une soirée au ciné ou que tu viens de faire un bon restaurant. Il y a un énorme décalage entre les niveaux de vie.

A la campagne

Les +

- Tu peux manger local pas cher du tout. Nous on ne fait nos courses que dans une coopérative et on paye moins cher qu'en grande surface, tout en consommant éthique.
- La Savoie c'est la région du bio : j'ai juste halluciné en arrivant quand j'ai vu le nombre d'agriculteurs bio !
- On rencontre directement les agriculteurs, on discute, on apprend plein de trucs sur les aliments.
- Nous on a beaucoup de chance on vit à côté du village donc à pied on peut aller chercher du pain et il y a une pharmacie, un centre médical, et un cinéma d'art et d'essai tout près. 
Les - 

- Sans voiture laisse tomber c'est même pas la peine d'imaginer vivre à la campagne.
- TOUT ferme de 11h59 à 14h05. TOUT. 
- On est dimanche et tu as oublié d'acheter du pain ? Tu t'en passeras. RIEN n'est ouvert le dimanche. (sauf les démonstrations de Monster Truck)
- Tu as envie de manger asiatique ? genre, un vrai repas asiatique ? Oublie. 
- Tu as la flemme de cuisiner à midi et tu voudrais commander ? Oublie.
- Tu veux manger des fruits et légumes hors saison ? Oublie. Ou achète les dans un hyper marché et ils ne seront pas mûrs / ou pourris.
- A part les magasins de jardinage et de tricot, ça ne sera pas à la campagne que tu feras des folies question mode.

3.) La mode justement ! (parce que c'est important. Si, si)

A Paris

 Les +

- Petits ou grands créateurs il y a plein de choix
- J'ai pu rencontrer des créatrices formidables, des marques éthiques et engagées, des marques grandes tailles, etc.
- Il y en a pour tous les prix
- Les vitrines de Noël des grands magasins : le charme des fêtes en ville
- Il y a plein de friperies super cool et pas chères

Les -

- Les tentations sont partout et tu finis toujours par acheter des trucs que tu n'avais pas prévu
- Le shopping tue le shopping
- Tout le monde fait tout un foin des Parisiennes mais franchement je ne les trouve pas si stylées que ça. Tout le monde s'habille pareil à Paris, en uniforme top jean ballerines et cheveux mal coiffés. Je ne comprends pas tout ce snobisme autour de la mode parisienne qui est chiante comme tout.


A la campagne 

Les +
- Tu t'habilles comme tu veux personne ne va jamais te faire chier... puisqu'il n'y presque jamais personne.
- Il y a des brocantes presque tout le temps et on y trouve des trucs super et pas chers.

Les -

- Aucun magasin.
- Il faut prévoir 1h de route pour aller dans la grande ville la plus proche. En général on y consacre une journée par mois et c'est tout, pour finalement renoncer complètement à faire les magasins.
- Internet sera ton meilleur ami shopping
- Question look tes priorités changent : les bottes, le coupe vent, la polaire fluo et le pantalon moche seront tes alliés désormais. Sauf si tu veux sacrifier ta santé / ta vie pour ton look. 

4.) Les loisirs

A Paris

Les +
- Encore une fois, on a accès à tout, toutes les formes de loisir, à tout moment dans l'année
- Une immense diversité de possibilités
- On peut également s'enrichir personnellement avec des cours de langue de toute sorte, etc.
- Il y a plein de restaurants divers, de petits cafés sympa et de bars où boire des cocktails originaux et succulents faits par des passionnés.

Les -

- Sortir ça coûte un bras. A la fin du mois tu choisis : sortir ou manger.
- Les transports sont pratiques mais très longs, donc pour faire le moindre truc il faut inclure le temps pour y aller et pour en revenir, en prenant en compte la possibilité de grève/problème (parce que la SNCF c'est de la merde liquide, il faut bien l'avouer), et qu'après trois soirées que tu quittes à 21h pour être chez toi pas trop tard et que tu mets 2h pour rentrer, tu finis par renoncer totalement à sortir.
- Il y a du monde partout. 
- Il faut faire la queue partout. 
- Les restaurants coûtent la peau du cul et à moins de connaître les bons endroits tu as 9 chances sur 10 de bouffer du congelé et de le payer 30€.

A la campagne

Les +

- Les loisirs sont simples et sains : la randonnée, les sports de montagne (en ce qui nous concerne)
- Quand tu sors c'est toujours dans l'air pur et agréable.
- Tu apprends à faire ton jardin potager et tu récoltes les fruits de ton travail : ça n'a pas de prix. Et le jardinage c'est vraiment passionnant, mais aussi très difficile et ça permet de se rendre compte que manger et savoir cultiver c'est pas chose facile...
- Tu as peu de chances de croiser des gens
- Quand tu fais 5 minutes de queue pour l'entrée d'un musée tu as l'impression d'avoir attendu 1h tellement c'est rare 
- Il y a des fêtes tout le temps pour n'importe quoi : la fête du boudin, de la bière artisanale, de la brocante, la fête de la ruralité, de la forêt, la fête des tracteurs (oui ce sont des exemples véridiques !)
- Le kir est à 1,50€ et il est succulent.

Les -

- Quand il pleut/neige/ fait -10 degrés : il n'y a rien à faire
- Quand Internet ne marche plus ou rame : c'est le drame du jour
- Si tu veux manger au restaurant : oublie. Il n'y en a pas à côté de chez toi. Ni même à 20km autour.
- Si tu veux manger dans un bon restaurant : oublie. Sauf si tu aimes le Buffalo Grill ou le Mc Do, parce que c'est tout ce qu'il y a dans les zones industrielles les plus proches de chez toi.
- Si tu veux prendre des cours de chinois : oublie. Ca n'existe pas autour de chez toi. Apprends par toi-même (:
- Tu n'aimes ni le boudin, ni la bière, ni les brocantes et ni les tracteurs ? Tu ne sortiras jamais de chez toi.
- Il faut prendre la voiture pour tout. Donc la moindre sortie est un évènement qui te prend la journée pour rentabiliser l'essence.

5.) La vie sociale

A Paris

Les + 

- Tu rencontres facilement des gens intéressants /qui partagent tes centres d'intérêt.
- Tu fais de belles rencontres dans des moments inattendus.

Les -

Le harcèlement de rue. Parce que dans une grande ville il y a une plus forte concentration de gens, donc de cons.
- Les gens qui te dévisagent parce que tu es habillée de façon originale. Il ne faut pas croire que parce que c'est Paris les gens sont plus tolérants : c'est même plutôt le contraire. Dès que tu sors de la normalité on te regarde comme si tu étais pestiférée.
- Les gens qui viennent te parler tout le temps. 
- Tu ne peux PAS éviter le contact avec des gens. Donc tu es tout le temps plongée dans la vie sociale, même quand tu as juste envie de disparaître dans un trou et qu'on te foute la paix.
- Le contact avec la nature, tu oublies. Ou tu vas au Salon de l'Agriculture pour te rappeler que ce que tu manges c'était un être vivant à la base. Sinon tu as tendance à ne plus te rappeler que le lait ça vient du pis de la vache. 
- Tu promènes ton chien sur les trottoirs et tu dois ramasser ses crottes.

A la campagne

Les + 

- Tu rencontres rarement des gens
- En arrivant j'avais peur d'être mal perçue à cause de mon look : c'est le contraire. Je n'ai jamais autant rencontré de gens qui me font des compliments sur mon style.
- Les gens sont beaucoup moins stressés et prennent le temps de discuter.
- Le facteur et les livreurs font correctement leur boulot, sonnent chez toi et te disent bonjour.
- Les gens sourient, disent merci, bonjour, comment ça va, et te filent les bons plans à faire dans la région
- Si tu ne veux voir personne, tu ne vois personne.
- Les fêtes rurales sont les occasions de rencontrer des agriculteurs souvent ouverts d'esprit et qui aiment leurs animaux, beaucoup ne font pas de viande et traitent leurs animaux avec respect.
- Tu vois beaucoup d'animaux, partout.
- La seule pollution sont les pets de vache. Et de mouton. 
- Tu apprends plein de trucs sur les animaux, et l'agriculture, et tu te rends compte que le système capitaliste te prend pour un arbre à monnaie.
- Tu laisses tes animaux batifoler dans ton jardin, tu les promènes dans les forêts et dans la montagne, et tu les regardes être heureux avec un brin d'herbe et une branche qui bouge. Finalement, de quoi avons-nous besoin de plus ?


Les -

- Il y a toujours autant de cons, c'est juste que c'est moins concentré qu'à Paris.
- Les cons à la campagne sont souvent ceux qui votent FN sans n'avoir jamais vu un arabe de leur vie, qui sont chasseurs et qui écoutent du Johnny à fond les ballons pendant qu'ils sont en train de tunner leur Clio dans le garage ouvert pour que tout le monde profite de leur beauferie.
- Les chasseurs seront tes nouveaux ennemis : je ne compte plus le nombre de meurtres pendant la saison de la chasse dans ma région.
- Tu apprends qu'il y a des jours pendant lesquels il ne faut SURTOUT pas aller en forêt sauf si tu as envie de te prendre une balle de chasseur.
- Tu t'apprêtes à devoir expliquer que non les Japonais ne mangent pas que des sushi et qu'ils ne parlent pas le chinois. (ceci dit, ça m'est arrivé souvent de la part de Parisiens donc bon)
- Tu vas devoir aussi t'apprêter à être une étrangère pendant les 10 prochaines années dans le village.
- Tu vas découvrir le pouvoir des ragots.

En conclusion

 

 Comme vous l'aurez constaté, aucun mode de vie n'est parfait. Vivre à la campagne c'est mener une vie assez solitaire et éloignée de tout, à moins d'avoir beaucoup d'amies et sa famille à côté. Ca n'est pas mon cas. Ce qui me manque de Paris, c'est en fait de pouvoir manger et sortir dans des endroits originaux, et surtout de voir mes amies. Sans elles, je crois que Paris ne me manquerait pas. J'y retourne une fois par mois pour suivre un séminaire de philosophie, j'en profite pour y passer le weekend et voir mes amies, mais honnêtement si je n'avais pas ces liens je ne m'y rendrai plus. La vie parisienne n'est plus pour moi, j'ai trop besoin de cette connexion à la nature que j'ai ici à la campagne. La seule pollution est l'odeur des bouses, que je préfère 1000 fois plus à l'air encrassé de Paris. Je préfère aussi la campagne pour des raisons personnelles, j'ai beaucoup plus de temps pour être avec mon copain et mon chat, et surtout on peut enfin faire des photos en toute tranquillité !
C'est un aspect que je n'ai pas évoqué dans la liste, car je sais qu'il concernera presque personne parmi vous. Mais j'apprécie tellement de pouvoir faire des photos en 1h transport compris, dans un lieu tranquille dans lequel je peux poser mes affaires sans avoir peur qu'on me les vole. Il n'y a personne pour nous regarder quand on fait les photos, prendre des clichés en douce, ou bien faire des réflexions déplacées. Il n'y a pas d'agent de sécurité complètement borné qui refusent de nous laisser entrer, pas de touristes chiants qui viennent se mettre juste à côté de toi parce qu'ils veulent la même photo, ou qui te demandent de les prendre en photo alors que tu es en train de travailler... bon, j'espère tout de même que je ne vais pas passer pour une asociale pas possible !

Mais en fait... oui c'est vrai je suis assez incompatible avec la vie sociale. J'aime beaucoup voir mes amies, discuter avec vous sur Instagram ou ici, mais je n'aime pas être tout le temps entourée de monde. Ca m'angoisse, ça me stresse, et surtout ça me déprime car je suis une éternelle révoltée et il y a trop de comportements que je ne supporte pas car pour moi ils sont la cause du mauvais fonctionnement du monde. Même ici, à la campagne, il ne faut pas croire que parce que les gens sont plus détendus ils en sont moins cons : ce sont les mêmes humains qu'en ville. Il y a des cons, des intelligents, des mauvais, des bons, juste en moins forte concentration alors on a tendance à oublier les abrutis. Certains côtés de la campagne me font peur : les gens ici sont très déconnectés du monde, parfois pour le mieux, mais aussi pour le pire. L'égoïsme, l'avidité, le racisme, la misogynie... ce ne sont pas des maux propres à la ville ou à la campagne, mais à l'humain en général.

C'est pourquoi il ne faut idéaliser aucun mode de vie. Il faut simplement retourner en soi et se demander ce que l'on souhaite, ce dont on a besoin là, maintenant à ce stade de notre vie. Quelles sont nos priorités, qu'avons nous envie d'accomplir ? C'est comme ça qu'on pourra savoir ce qui nous conviendra. Je suis aujourd'hui très heureuse d'être partie de Paris, car j'y ai vécu, j'ai fait le plein de cette belle ville, mais je ne veux pas limiter mon expérience de la vie qu'à ça. J'ai envie aussi de vivre d'autres façons de fonctionner, et celle de la campagne me correspond très bien. Jusqu'à quand ? On verra bien. Pour le moment, j'ai décidé de cueillir le jour et de vivre au même rythme que la nature. Demain est un autre jour. Profitons de celui qui est là dans nos mains.

Bécots !



Crédit photos : l'Amoureux

* * *

Lieu : La Dent du Chat, Savoie

* * *

Robe* : +Lili la Tigresse (dispo ici) le modèle s'appelle Matoushi ! je suis trop fière d'avoir un vêtement à mon nom :D mille merci à Lili la Tigresse <3

* * * 

Chapeau : +Vintage

 Collier : +Lotta Djossou

Boucles d'oreilles : +Les Néréides
Lentilles : Pinky Paradise (dispo ici) disponible aussi pour les myopes ! je porte une correction -6.5 et -7 :)

* * *







Commentaires

  1. Pour ma part, j'ai quitté Paris pour aller "m'expatrier" loin dans le Finistère et je ne regrette absolument pas mon choix. Je trouve qu'à la campagne la vie est plus facile et que l'on est plus connecté à l'essentiel! Je ne regrette pas mon choix! Il faut avoir le courage de vouloir changer de vie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je te rejoins tout à fait sur tous les points que tu soulèves. Il est vrai qu'il faut du courage, à vrai dire je ne m'en suis pas rendue compte car je n'en pouvais tellement plus de la ville que ça devenait vital, aussi n'ai-je pas eu l'impression d'avoir du courage mais plutôt de fuir pour ma vie. Mais avec du recul, c'est vrai que choisir de s'expatrier comme tu le dis, c'est choisir aussi de se confronter à soi-même, de revenir à l'essentiel et ça c'est dur, surtout dans un monde aussi plein d'artifices que le nôtre.

      Supprimer
  2. Tes photos sont sublimes et tes looks aussi comme toujours ! Bravo au photographe et à toi déjà ! Je suis vraiment contente de lire ton article car ce sont des questions que je me suis aussi souvent posées... cette dichotomie campagne / ville, et je pense être passée par les mêmes cheminements que toi. Seulement j'ai vécu 5 ans en campagne (et je ne l'avais pas choisi), j'y ai rencontré des gens incroyables, inoubliables, avec lesquels les liens étaient forts (nous vivions tous à 5 min à pied les uns des autres et nous voyions 2 fois par semaine pour festoyer). Il n'y avait pas beaucoup de barrières non plus entre profs et élèves et c'était très agréable la plupart du temps. Des rapports sains et décomplexés quoi ! Mais j'ai toujours adoré la ville. Errer seule dans les rues, à admirer les oeuvres et les esprits d'autres humains, à me laisser enivrer de scènes urbaines diverses et imaginer des suites possibles à toutes ces histoires debutees alors. C'est vraiment ma came. Je n'aime pas la surexposition permanente au bruit par contre. Mon école est surbondée, il y a H24 des gamins qui gueulent, les rues sont bruyantes, les élèves sont énervés au collège... c'est vraiment ce qui me pompe le plus l'air... après j'ai de la chance... j'habite à côté de mon lieu de travail dans un endroit super beau et agréable, je ne prends jamais les transports sauf le week-end pour une sortie... je suis une privilégiée mais j'ai fait en sorte que la situation soit ainsi. Je ne voulais pas être à paris et prendre les transports quotidiennement. C'était juste non négociable (moi, bourge ? ^^). La campagne et la nature sauvage me manquent beaucoup cependant. Je déplore l'absence de sauvagerie dans les parcs parisiens, bcp trop domestiqués à mon goût !
    Contente que tu te plaises à la campagne, au plaisir de te lire ;) 😘

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alors tout à fait, la vie à la ville sans prendre les transports facilite grandement les choses. Vivre dans Paris, à moins d'être riche, je trouve que c'est difficile pour être heureuse toute notre vie, c'est trop bruyant, on est éloignée de l'essentiel... Sauf si je pouvais avoir un 150m² avec jardin dans le coeur de mes quartiers préférés ! Comme quoi nous avons un besoin fondamental de la proximité, du petit territoire et d'un chez soi pas étouffant... enfin bref, merci beaucoup pour ton commentaire et je suis d'accord avec toi à 1000% !

      Supprimer
  3. j'aurais dû attendre vendredi pour lire ton article xD Mais il était là sous mes yeux alors tant pis ! Je ne pourrais décidément vivre à la campagne parce-que j'ai pas le permis peut-être un jour qui sait, en tout cas j'ai beaucoup aimé lire ton article, bisous <3

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Haha désolée, la voix de la majorité avait parlé ! un jour peut être oui, la campagne pourrait te plaire je pense ! sauf que là... adieu la nourriture japonaise. J'avoue que c'est le plus difficile pour moi ! :p bisous Ako <3

      Supprimer
  4. j'adore comme tu as mit les mots sur quelque chose que je ressens depuis très longtemps : dès que moi ou mon chéri nous procurons une voiture, on déménage pour la campagne lointaine du Lot et Garonne. Quand ma mère me rabâche les arguments contre ça, elle parle toujours de proximité des commodités, bla bla bla.... moi je lui réponds que je n'ai PAS ENVIE, voire même BESOIN de ne pas voir de plastique quand j'ouvre mes volets. Je veux PAS de construction humaines, souvent vulgaires et moches, cubiques, dans le matériau qui aura coûté le moins cher aux actionnaires, qui servent à parquer d'autres humains. Je veux des branches, des nuages, repérer la lune aux premières heures du crépuscule, je veux sentir l’humus et voir des ANIMAUX que je ne maudirai pas parce qu'ils ont encore fait leurs besoins sur le trottoir et que leur propriétaire n'a pas ramassé. J'ai besoin de voir des choses que j'aime. En ville, si jolie et pratique que soit la ville, je passe mon temps à tenter d'éviter, d'éluder les choses qui me dérangent. Et ce qui me dérange c'est l'humain. Produit par l'humain, vendu par l'humain, véhiculé par l'humain. Les gens qui ralentissent sur le trottoir, les odeurs (tuez-moi), les cris, les enfants que tu trouve mignon jusqu'à ce que tu comprennes qu'ils sont en train d'insulter le petit à lunettes du groupe, les vieux énervés pour rien, les enjeux, les banques, les clochards à qui tu ne peux pas donner une pièce à chaque fois et qui te brisent le coeur.... pfff... C'est épuisant. Je vais donc m'empresser de montrer ton article à ma mère, à mon homme, de le relire et aller lire un bon bouquin avec une playlist de vent qui souffle pour fond sonore.
    merci <3

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En plus, on se passe bien aisément des choses que l'on croyait indispensables à la ville. C'est toujours le soucis des vies citadines : on s'encombre l'esprit et la vie matérielle d'un tas de choses superflues, qui même nous éloigne de la plénitude. Même si la vie à la campagne n'est pas idyllique, je trouve qu'un rappel à notre fragilité et à l'humilité de notre existence est salvateur pour être heureuses. Je te souhaite de pouvoir vivre la vie que tu souhaites <3 des bisous plein de humus à toi ^^

      Supprimer
  5. Coucou ma belle,
    Alors écoutes, tu vas rire mais moi je suis allergique à la campagne. Pourtant, j'y ai vécu de nombreuses années parce que mes parents ont une maison en Ardèche (tu sais le coin où tu as grave peur d'être tuée par un sanglier en allant juste jeter ta poubelle, d'ailleurs on y va en voiture et on la jette depuis la fenêtre)... Le silence m’angoisse et les insectes, je hurle à chaque fois que j'en croise un... De plus, l'idée de devoir faire 25 km en voiture comme ça m'est déjà arrivé pour trouver une baguette et un magazine, j'ai envie de me tirer une balle. Tu descends faire une course au village et tout le monde te connait parce que t'es la fille de bidule, ils connaissent toute ta vie alors que tu ne sais même pas qui sont ces gens (l'angoisse)!
    Bon bref, j'y vais 3 jours et je rêve de rentrer en ville lol.

    Je crois que j'ai besoin de bruit, de voisins, d'entendre qu'il y a de la vie autour de moi.
    Après j'avoue, je vis à Marseille donc nous avons la mer et la campagne à quelques km, rien à voir avec Paris. C'est une ville que j'adore mais je ne pourrais pas y vivre. Les gens sont tristes, incolores, et le climat "oh my god" je meurs! Par contre, moi j'envie le métro et tous les avantages que ça comporte car j'habite en ville mais si je veux aller au resto, mon ultime bus est à 20h30 donc je sais que je suis condamnée à rentrer à pieds (et ça monte!!!). Le dimanche, j'abandonne l'idée de faire quoi que ce soit, y a rien...
    Je reviens sur un de tes points négatifs : les parisiennes ont un tic mode qui me chiffonne, elles ont l'art de mettre des chaussures en daim ouvertes quand il déluge, ça j'ai jamais compris!
    Et puis je ne trouve pas Paris plus cher (à part le logement ou certains cafés). Au contraire, c'est bien moins onéreux que chez moi, je sais où boire un café à 1,50€, où trouver du vintage à 1€, où manger un repas copieux pour 10/20€ max. Je crois même qu'au final je connais plus de bons plans sur Paris que dans ma ville (où le ticket de métro qui ne va nulle part est à 2€)...
    bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pardon mais tu m'as fait beaucoup rire avec cette histoire de sanglier !!! XD
      Ah c'est sûr il y a des avantages et des inconvénients à tout, il s'agit de choisir ce qui nous correspond le plus. Mais tout de même, je trouve la vie en province, et surtout dans le Sud, bien plus agréable qu'à Paris. Ma mère vit en Avignon et mon grand père à Montpellier, à chaque fois que j'y vais je trouve qu'il y règne une douceur de vivre que je n'ai jamais vécu à Paris.

      Supprimer
  6. Alors moi à chaque fois que je vois tes stories je bave d'envie, tu l'auras compris, je n'ai qu'une envie c'est partir loin des humains ;-)
    Il faut dire que j'ai grandi à 150m de la première route et 4km du première village. Même si je vis dans une ville agréable et verte, je ressens un grand besoin de me retrouver proche du naturel (petits producteurs, jardin, animaux, autarcie :-P )...ça prendra son temps mais on y arrivera, même si ce que tu mentionnes et qui me dérange le plus c'est l'usage de la voiture pour tout...

    Super article en tout cas!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Haha bon alors il faut que je fasse plus de stories sur la vie à la campagne alors ! :p je pense qu'un retour à la nature est vraiment fondamental pour nous qui avons été arrachés à la nature pour nous plonger dans un environnement bétonné contre nature. C'est vrai que la voiture c'est le point noir de cette vie, mais d'un autre côté c'est beaucoup plus libre que les transports en commun...

      Supprimer
  7. Je ne pourrais clairement pas vivre dans une grande ville. J'ai trop besoin d'air, d'espace, de solitude. Par contre, dans ma petite ville presque à la campagne, je dois quand même travailler de temps en temps (ben oui faut bien gagner un peu de sous !) et c'est toujours dans les conditions que tu décris, et ça ne me convient pas du tout. J'en arrive à vouloir travailler seule chez moi tellement c'est déplaisant. En vieillissant, je m'isole un peu plus et j'ai besoin de calme. Alors que plus jeune, je ne jurais que par la ville et je rêvais de vivre dans une grande ville qui bouge et fait du bruit tout le temps. Comme quoi.... !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui c'est clair, il y a un temps pour tout. Il faut savoir se donner les moyens de vivre ce dont on a réellement besoin au bon moment, afin d'être bien avec soi et avec le monde :)

      Supprimer
  8. Un article très intéressant, j'ai apprécié que tu partages avec nous ta vision de la ville et de la campagne, et surtout la franchise.
    :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. merci beaucoup de l'avoir lu ! il était vraiment long haha ;p

      Supprimer
    2. Long? Moi je n'ai pas trouvé, j'ai savouré la totalité et j'ai ru dedans toute la vie d'une amie ex-parisienne qui a fui dans la campagne après 5 ans de parisianisme. Merci de prendre le temps de nous concocter des articles aussi intéressants, que de travail pour toi, mais que de plaisir pour nous.

      Supprimer
  9. Wow j'adore ta tenue! La lumière est tellement belle <3 Ah mais Paris... J'y suis allée le mois dernier et franchement, je me suis sentie étouffée, stressée, trop de monde comme tu dis, des gens désagréables au possible (et pourtant j'habite à côté de Lille et niveau monde, odeurs, harcèlement de rue on est servi aussi), j'étais contente à l'idée de partir ! Quand à la campagne... C'est pas fait pour moi, j'adore être seule, je suis une grande solitaire mais je ne sais pas... Ca me tente pas, je crois que j'aimerais vivre à la mer, qui a le don de m'apaiser, de soigner mes maux (et mes problèmes de peau haha), bref, comme tu l'as dit, aucun style de vie n'est parfait, il faut trouver ce qui nous correspond mais aussi faire des concessions !

    Gros bisous
    http://paulynagore.blogspot.fr/

    RépondreSupprimer
  10. un super article
    j'ai adoré le lire, je sais que moi je ne pourrais pas vivre à Paris
    gros gros bisous ma belle

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Merci pour votre petit mot, je vous réponds au plus vite !

Facebook Twitter Instagram Pinterest Inspilia

Articles les plus consultés