Qui se possède n'a rien perdu


Hello mes chatons,

Je vous laissais la dernière fois avec le premier volet de nos aventures stoïciennes, une réflexion sur la mort. Loin d'être une pensée morbide, le stoïcisme nous pousse à accepter l'inévitable, en apprenant à maîtriser nos jugements et à être en accord avec ce que la nature nous donne, puisque nous n'avons aucun moyen d'y échapper. Et comment apprendre à maîtriser nos jugements, afin de se mettre sur le chemin de l'ataraxia et de l'apatheia, seules conditions possibles pour atteindre la sagesse, et donc le bonheur ? Il faut se convertir à la philosophie. Elle seule sera notre guide inébranlable dans notre quête d'une vie meilleure. Et puisque la mort nous attend à chaque instant de notre vie, il est urgent de se lancer sur le chemin de l'amour de la sagesse (philo-sophia en grec, signifie littéralement l'amour de la sagesse)...

"Il est évident pour toi, Lucilius, je le sais, que personne ne peut vivre heureux, ni même de façon tolérable, sans zèle pour la sagesse, que la vie heureuse se réalise par la sagesse parfaite, du reste, même une vie tolérable par l'ébauche de la sagesse. Mais ce qui est évident, on doit l'affermir et l'enfoncer plus profondément en soi par un entraînement quotidien. On a plus de peine à tenir ses résolutions qu'à en prendre d'honorables. On doit persévérer et gagner en force par un zèle assidu, jusqu'à ce qu'une bonne intelligence remplace ce qui est bonne volonté." (Sénèque, Lettres à Lucilius, II 16-1)

Sénèque ici résume parfaitement la démarche du stoïcien et ce qu'implique la philosophie. Déjà, il précise ce que je vous disais plus haut, c'est que sans sagesse il n'y a aucun bonheur possible. C'est un point très important du stoïcisme, qui fait de la philosophie la condition même du bonheur. Pour être heureux, il faut être sage. Du moins, il faut vouloir être sage. Si Sénèque fait allusion à la sagesse parfaite il se reprend aussitôt pour dire que c'est un idéal, et que déjà se diriger avec zèle vers la sagesse est un premier pas vers le bonheur. Il y a un paradoxe dans le stoïcisme, qui fut d'ailleurs un point utiliser contre les stoïciens, c'est celui de la sagesse parfaite comme condition du bonheur, en sachant que la sagesse est pratiquement inatteignable... il y a sans doute un sage tous les 500 ans, et même les stoïciens comparent le sage au phénix qui renaît de ses cendres, autant dire qu'on en a peut-être jamais vu. Mais si le vrai sage n'existe peut être pas, ça ne veut pas dire que cette voie n'est pas illustre. Au contraire, ce but qui paraît inatteignable doit nous motiver encore plus à ne pas tarder à nous consacrer à la philosophie. Marc Aurèle également insiste sur l'urgence de se conduire en philosophe :

"mais disposer de soi, satisfaire exactement à toutes les exigences morales, analyser les apparences, examiner même s'il n'est pas temps de quitter la vie, pourvoir à tous autres besoins de cette sortent qui nécessitant un raisonnement bien exercé, tout cela s'éteint avant le reste. Il faut donc se hâter, non seulement parce qu'on se rapproche de la mort à chaque instant, mais encore parce qu'on perd avant de mourir la capacité de concevoir les choses et de s'y adapter." (Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, III-1)

Tout comme Sénèque dans l'extrait que je vous ai donné, Marc Aurèle fait valoir également le prix de la philosophie : il faut s'y convertir, littéralement, car la philosophie est un exercice quotidien à pratiquer sans relâche. A l'époque antique, il n'y avait pas la différence que l'on fait aujourd'hui dans la philosophie moderne entre la philosophie théorique et la philosophie pratique. Pour les stoïciens notamment, théorie et pratique ne font qu'un. Tout ce que l'on dit des choses et de comment agir, il faut l'appliquer à soi-même. Voilà pourquoi il est difficile de s'engager dans la philosophie, car elle est un effort de chaque instant, une discipline sévère et difficile, comme le dit Sénèque dans la lettre 16-4 "Crois-moi Lucilius, la vraie joie est chose sévère" (Livre III). Car la joie n'est pas ce sentiment qui nous emporte, qui nous rend hilare ou déraisonnable, cela est mauvais pour l'âme car nous donne l'illusion de la joie dans l'inconstance des passions. Il est trop facile de confondre vraie joie et transport évanescent qui fait aussi vite place à la tristesse qu'il nous a emporté de joie. La vraie joie, c'est celle de la constance de l'âme, celle qui est acquise par la raison, par la maîtrise de soi et de ses passions, voire par l'absence de douleurs et de passions, l'apatheia et l'ataraxia.

"La philosophie n'est pas un métier public ni fait pour la montre; elle n'est pas dans les mots mais dans les choses. On ne s'y emploie pas dans le but de faire passer la journée en s'amusant, pour ôter au loisir sa nausée : elle forme et forge l'âme, elle ordonne la vie, elle régit les actions, elle indique ce qu'on doit faire ou négliger, elle siège au gouvernail et dirige la course des hommes ballottés à travers les écueils. Sans elle, personne ne peut vivre sans trembler, personne, sans souci. D'innombrables accidents surviennent d'heure en heure, qui exigent de prendre une décision et c'est à elle qu'il faut la demander. [...] On dira : "A quoi me sert la philosophie, s'il y a un destin ?  A quoi sert-elle, s'il y a un dieu directeur ? A quoi sert-elle, si le hasard commande ? [...] Quoiqu'il en soit de ces hypothèses, Lucilius, ou plutôt si toutes, elles sont vraies, il faut philosopher : soit que les destins nous enserrent de leur loi inexorable, soit qu'un dieu arbitre ait tout ordonné dans l'univers, soit que le hasard pousse et agite les choses humaines dans le désordre, la philosophie a le devoir de nous protéger. Elle nous exhortera à obéir au dieu de bon gré, à la fortune avec opiniâtreté; elle t'enseignera comment suivre le dieu, supporter le hasard." (Sénèque, Lettres à Lucilius, II 16-3,4)

Alors oui, la philosophie sera notre guide dans les moments de trouble, elle seule saura nous conseiller pour bien agir et pour bien vivre, mais comment ? Tout simplement... parce que la philosophie nous apprend à vivre avec soi-même. C'est pourquoi c'est une quête si difficile, car il va falloir, comme je vous le disais précédemment, déconstruire ses jugements par la paideia et apprendre à juger correctement les choses afin de ne pas être trompé, mais il va falloir parfois mener un véritable combat contre les autres et contre soi-même. Epictète insiste surtout sur cet aspect vindicatif de la philosophie, parfois avec violence. A la fin du Manuel d'Epictète, il compare même la philosophie à un jeu du cirque (vous savez, là où les Romains mettaient les prisonniers et esclaves pour qu'ils se trucident entre eux), car comme pour les jeux il va falloir lever le glaive de la philosophie et se battre contre ce qui veut pernicieusement nous faire plonger dans les abîmes du vice et de la bêtise. Il est tellement plus aisé de rester stupide et profane, que de chercher à toujours améliorer son raisonnement !
La philosophie implique donc de s'accorder avec soi-même. Mais pourquoi ? Tout simplement, parce que vous serez toujours en compagnie de vous-mêmes, tandis que les amis peuvent venir et s'en aller. Soi, c'est le compagnon qui reste du début à la fin de sa vie. Alors, autant éduquer ce soi pour qu'il soit le meilleur possible, puisque c'est par vous-mêmes que vous allez aimer, désirer, choisir, faire et apprendre. C'est la spécificité du stoïcisme : nous avons en nous-mêmes le pouvoir d'être heureux et sage, à condition de prendre le chemin de la philosophie, et apprendre à s'aimer correctement. Car s'aimer soi-même de la meilleure façon qu'il soit, c'est par conséquence aussi apprendre à être bien avec les autres. En effet, peu importe le monde autour de vous, les gens, tout cela est impermanent et fluctue indépendamment de votre volonté. C'est ce que classe Epictète parmi les choses hors de notre portée. Comme nous n'avons pas de pouvoir sur la conduite des autres, c'est seulement sur nous-mêmes qu'il faut agir. Et agir bien, de façon éthique et respectable, c'est apprendre à maîtriser ses passions, à pratiquer la paideia, vouloir apprendre pour pouvoir mieux juger, c'est se détacher des biens matériels et de ce que les stoïciens appellent la "gloriole", une gloire éphémère et insipide. Voilà comment s'aimer. Ce n'est pas céder au moindre de ses désirs, se noyer dans l'alcool, la dépense, les jeux et la lubricité. Cela n'est pas se respecter, car lorsqu'on se conduit avec excès, on maltraite son âme, on la salie et on l'entraîne loin du bonheur, qui est en opposition un état de constance totale et d'absence de souffrances et de passions.

"On se cherche des retraites à la campagne, au bord de la mer, à la montagne; et toi aussi, tu as coutume de désirer ces sortes de choses au plus haut point. Mais tout cela marque une grande simplicité d'esprit, car on peut, à toute heure de son choix, se retirer en soi-même. Nulle part on ne trouve de retraite plus paisible, plus exempte de tracas, que dans son âme, surtout quand elle renferme de ces biens sur lesquels ils suffit de se pencher pour recouvrer aussitôt tout son aise; et par aise, je ne veux dire autre chose que l'état d'une âme bien ordonnée. Accorde-toi donc constamment cette retraite et renouvelle-toi." (Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, IV-3)

De même chez Sénèque, il y a plusieurs sentences courtes qui rappellent à l'ordre Lucilius en lui sommant de vivre en accord avec lui même, voilà le seul véritable bien que l'on peut acquérir dans notre vie.

"La première preuve d'une intelligence ordonnée, c'est, à mon avis, de pouvoir s'arrêter et s'attarder avec soi." (Sénèque, Lettres à Lucilius, I-2,1)

Alors, apprendre à s'aimer et à exiger de soi le meilleur, certes. Mais cela ne risque-t-il pas de nous éloigner des autres hommes ? Malheureusement, comme la plupart des humains ne sont pas sages, et sont même loin d'être sages, il est inévitable que se conduire en accord avec soi-même va attirer convoitise, jalousie et moqueries. Epictète, comme Sénèque et Marc Aurèle, relèvent que ces réactions sont inévitables. Mais là encore, comme les réactions des autres sont des choses hors de notre portée, il n'appartient qu'à nous de se maîtriser et de ne pas se laisser atteindre par les méchancetés des autres. Surtout que pour les stoïciens, si les autres sont méchants avec nous c'est souvent pour des raisons que nous ignorons et les méchants les ignorent aussi. Dans le cas de la philosophie, quand nous vivons avec droiture et raison les autres bien souvent son jaloux car ils voient bien que nous sommes sur le bon chemin de la sagesse, mais s'en sentant incapables ils rejettent sur nous le poids de leur propre aigreur et leur ressentiment qu'ils devraient avoir envers eux-mêmes. Aussi, il ne faut jamais blâmer le méchant. Bien souvent d'ailleurs sa méchanceté lui fait plus de tort que de bien. Car comment être heureux lorsque nous n'avons que haine et jalousie dans notre coeur ? Ainsi, il faut plutôt plaindre ces méchantes personnes, et prendre leurs comportements comme l'exemple parfait de ce que nous ne voulons surtout pas devenir.
Alors attention, pour Sénèque par exemple il est nécessaire malgré tout d'avoir des amis : "Le sage, encore qu'il se contente de lui, veut pourtant avoir un ami, ne serait-ce que pour exercer son amitié, afin qu'une vertu si grande ne reste pas inactive [...]." (Sénèque, Lettres à Lucilius, I-9,8) car l'amitié apprend l'altruisme, à avoir de l'empathie (mais pas trop hein, attention il ne faut pas non plus que ça corrompe notre âme !), et à étudier les passions de l'autre. Même si, au fond, c'est pour l'amitié même que nous devons avoir de la considération et non pour les amis eux-mêmes, qui pour Sénèque sont facilement remplaçables. Il ne faut pas trop s'attacher aux humains, aux choses ou aux animaux, car ils nous détournent du chemin qui mène à l'apatheia et à l'ataraxia, même si les côtoyer peut nous aider à nous améliorer. Il y a, en tout, une question de mesure dans le stoïcisme. Il s'agit de toujours agir avec raison et juste mesure.

"Qui se possède n'a rien perdu ; mais combien sont-ils qui ont le bonheur de se posséder ?" (Sénèque, Lettres à Lucilius, V-42,10)

Alors, ne nous laissons pas distraire, et mettons-nous sérieusement et à chaque instant sur le chemin de la philosophie.

"En attendant, puisque je te dois un petit salaire journalier, je te dirai ce que j'ai savouré aujourd'hui chez Hécaton : "Tu demandes, dit-il, quel progrès j'ai fait ? J'ai commencé par être l'ami de moi-même." Il a beaucoup progressé : il ne sera jamais seul. Sache qu'il existe, cet ami, pour tous les hommes. Porte-toi bien." (Ibid, I-6,7)

C'est bien joli tout ça, me diriez-vous, mais on fait comment pour se mettre sur le chemin de la philosophie ? C'est quelque chose qui vient tout seul ? Ils exagèrent ces stoïciens, ils nous rabâchent les oreilles avec la philosophie mais ils ne nous disent pas comment faire.

Eh bien, SI ! Au contraire même, Epictète et Sénèque expliquent plusieurs exercices philosophiques que l'on peut pratiquer pour apprendre à se détacher des biens matériels et à maîtriser son jugement. Déjà, ils nous disent qu'il est très important de s'instruire. Nous avons de base une âme raisonnable, en tant qu'humains, mais si on n'étaye pas notre raison, elle s'étiole. Il faut donc la réveiller en lisant des philosophes. Vous voulez aller sur le chemin de la philosophie, commencez par lire ceux qui vous ont précédé sur cette voie, j'ai envie de vous dire CQFD ! (comme le répète Spinoza dans L'Ethique et ça me fait rire à chaque fois que c'est écrit).
Une fois que vous avez vos livres : lisez-les. Si vous ne comprenez pas un passage, tâchez de trouver quelqu'un de confiance pour vous l'expliquer, ou bien procurez-vous un ouvrage qui l'explique. Ensuite, sélectionnez les passages qui vous parlent le plus. N'oubliez pas : la philosophie se vit. Aussi, s'il est des passages qui vous semblent impossible à appliquer, ne vous y attardez pas. L'important, c'est que ce que vous savez vous le savez si bien qu'il se calque sur votre âme, la poussant à être plus droite et intègre. Epictète n'insiste pas trop sur l'importance de la lecture, considérant que ça peut parfois nous alourdir l'âme au lieu de l'alléger, et que ça nous met des idées préconçues au lieu de nous en libérer. Mais cependant, il insiste sur la pratique d'exercices philosophiques. Voici l'ultime conseil sur lequel finit le Manuel d'Epictète :

"Le premier lieu de la philosophie, et le plus nécessaire, c'est celui qui concerne l'usage des thèses philosophiques, comme : ne pas mentir. Le deuxième, celui qui concerne les démonstrations, comme : d'où il suit qu'il ne faut pas mentir ; le troisième, celui qui garantit la solidité et les articule, comme : d'où suit-il qu'il s'agit là d'une démonstration ? Qu'est-ce qu'une conséquence ? Qu'est-ce qu'une incompatibilité ? Qu'est-ce que le vrai, le faux ? " (Manuel d'Epictète, LII-1)

Pour résumer simplement, en fait il s'agit de partir d'une idée simple : par exemple "je ne mentirai pas dans ma vie". Il faut se demander pourquoi il ne faut pas mentir, se demander en quoi ça n'est pas bien, et les raisons qui nous mènent à en conclure qu'il ne faut pas mentir. Enfin, dans un troisième temps, c'est démontrer la solidité de notre thèse et de son résultat, et de dire pourquoi la conclusion (en l'occurrence "ne pas mentir") est inviolable et que nous sommes dans l'obligation de l'appliquer dans notre vie. Toujours raisonner de façon logique, afin d'être certains de la solidité des préceptes que nous voulons appliquer dans notre vie. De cette façon, nous nous détournerons des futilités, comme par exemple s'acheter des choses superficielles. Pour ce qui est des biens matériels, c'est pareil : Epictète insiste sur le fait qu'il n'est pas la peine du jour au lendemain de vivre chichement et de se débarrasser de tout ses bien. Il faut commencer par les petites choses, pour ensuite attaquer les grands changements. Et même, d'apprendre à se détacher de l'insignifiant nous permettra de nous détacher d'un plus grand nombre de choses sans que finalement ça soit difficile. Il faut être sévère et discipliné, soit, mais il faut rester patient et ne pas se décourager en se donnant d'office des objectifs trop ambitieux.

Je vous parlais du jugement. Comment donc apprendre à déconstruire ses peurs et ses craintes, si les deux méthodes citées ci-dessus, celle de la lecture et du raisonnement philosophique, ne suffisent pas ?
C'est chez Sénèque que nous avons un exercice spirituel/philosophique (c'est la même chose chez les stoïciens puisque la philosophie a une dimension spirituelle puisqu'elle aide à l'élévation de l'âme). Dans la lettre 24 il explique à Lucilius comment arrêter d'avoir peur de choses inutiles (en gros, on n'a à avoir peur de rien sauf de mal faire et d'agir de façon irréfléchie). Dans un premier temps, il faut étudier sa crainte et mesurer le mal que l'on craint : est-il vraiment si terrible que ça ? (si c'est avoir peur que la prochaine palette de makeup de Kat Von D soit sold out sans avoir pu l'acheter, laissez tomber dès cette étape : c'est une crainte ridicule et limite insultante pour votre âme, vous dira Sénèque). Ensuite, il faut imaginer ce que serait cette crainte si elle se réaliserait. Pour cela, on va s'appuyer sur des exemples célèbres, et surtout on va s'imaginer le pire : ainsi, rien ne sera aussi horrible que le pire que l'on a imaginé, et on se sentira toujours soulagés. Enfin, dans un troisième et dernier temps, on va examiner notre crainte et l'évènement craint, en considérant la part d'espoir et la part de mal qu'il y aurait si cela se réaliserait. Il faut se forcer à trouver des raisons positives, même si on est désespérés (c'est là qu'on voit que les stoïciens étaient riches et influents et qu'ils n'avaient pas connu les camps de concentration, hein) (enfin ceci Epictète était esclave et avait été torturé plusieurs fois par son maître donc...).

Et ainsi, vous parviendrez à rendre votre âme meilleure. Pourquoi ? parce qu'en suivant le chemin de la philosophie, vous suivez le seul chemin possible qui est conforme à votre nature, celle d'un être humain raisonnable et qui a les capacités en soi d'être heureux, c'est-à-dire d'être sage. La philosophie est certes une discipline rigoureuse, parfois difficile, qui peut vous isoler des autres, mais au fond, elle est le seul chemin droit et vertueux. Ainsi, vous ne regretterez jamais d'avoir appris à penser, puisqu'à chaque fois qu'il vous arrivera quelque chose vous n'aurez plus de craintes : vous deviendrez le meilleur ami de vous-mêmes. Et cela vous donnera une telle force qu'au-delà des gens qui se moqueront ou qui vous ignoreront, vous attirerez à vous les bonnes personnes.

La prochaine fois, je vous expliquerai donc quel est le bien ultime pour les stoïciens : vivre conforme à sa nature. Voilààààà

J'espère que ça vous a plu, c'était un peu long mais j'ai essayé de simplifier au maximum malgré tout. Je pense avoir dit l'essentiel, ou en tout cas avoir jeté les bases des thèmes les plus courants entre ces trois auteurs :)

A la prochaine les chatons !

Bécots <3



Crédit photos : L'Amoureux

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Jupe : Hell Bunny (dispo ici) (taille petit, prenez une taille au-dessus pour plus de confort car elle n'est pas élastique à la taille, pas du tout) (existe en version plus size sur leur site officiel)

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Commentaires

  1. Bonjour et encore merci pour la suite de la sage Stoïciens.
    Pour être heureux il faut être en accord avec sa nature, donc on part du principe que tout le monde a de base une bonne nature (même s'il faut la travailler)... sauf que ça n'est pas le cas... (Pessimiste? Nooooon...)
    J'aime leur démarche, mais je trouve que c'est difficile à appliquer pour tout et pour tous. Après oui les exercices d'auto-compréhension de soi (si je peux le dire comme ça), c'est effectivement une bonne chose, a pratiquer régulièrement ou en cas de besoin, ça fait grandir.... et c'est déjà ça, d'avoir du recul sur soi.... la partie concernant aussi la "jalousie" d'autrui est intéressante aussi, comme quoi l'être humain n'a pas tellement changé, malgré les évolutions de société....
    Bonne journée et à très vite pour la suite (et pardon pour la platitude de mes réflexions)

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    1. J'ai un retard fou dans les réponses au commentaire, mais depuis je pense que tu as eu ta réponse dans l'article dédié à la nature chez les stoïciens ;) http://www.matoushi.com/2017/11/par-nature-la-raison-qui-te-gouverne-se.html

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  2. ce rose fushia te vas super bien
    tu es toute jolie dans cette tenue
    gros gros bisous

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    1. merci beaucoup ma belle Chacha! des gros bisous à toi

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  3. Ce rose te va divinement bien <3
    Gros bisous!
    http://paulynagore.blogspot.fr/

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