1 Tenue 1 Bouquin : Je suis un chat


Hello mes chatons,

Je vous retrouve pour notre rendez-vous mensuel littérature et mode ! Chaque jeudi je vous fais découvrir mon coup de coeur littéraire du moment avec une tenue inspirée soit de l'histoire, soit de la couverture du livre en question.

Ce mois-ci, je suis hyper heureuse de vous faire découvrir un de mes livres favoris, dans un de mes lieux favoris sur la planète : j'ai nommé Je suis un Chat de Natsume Sôseki, dans le temple des Maneki Neko (chats porte bonheur) à Tokyo !

Cela devient mon rituel au Japon, quand je vais à Tokyo je me rends quasi immédiatement au Gôtokuji, le temple bouddhique dans lequel les chats Maneki Neko sont vénérés. Petite parenthèse culturelle, c'est assez drôle car le Maneki Neko n'a rien de bouddhique, c'est un porte bonheur shintô, et cette situation est représentative du syncrétisme religieux qui règne au Japon, dans lequel bouddhisme et shintô se mêlent sans cesse.

En plus je suis sympa, vous allez avoir la vidéo qui va avec le lieu (pour une fois !).

Juste une petite précision : en arrivant au Japon, j'ai eu un gros rhume carabiné qui m'a complètement cassée. Sur les photos je venais à peine de me remettre d'aplomb donc ça explique ma mine encore bouffie et mon nez rouge. Je suis navrée de ne pas être dans mon meilleur état, mais je tenais vraiment à vous présenter ce livre merveilleux dans ce lieu magique !



Concernant le roman, en japonais il s'intitule "Wagahai ha, neko de aru" (吾輩は、猫である), ce qui est très drôle car c'est une forme très formelle, très cultivée de parler de soi. Déjà si c'était un homme qui parlait ça semblerait ampoulé, mais en plus c'est un chat ! En français c'est difficilement traduisible, mais en gros ça serait dire "je suis un chat" avec un air snob et intellectuel.
D'office, Natsume Sôseki donne le ton de son livre : nous suivons les aventures d'un chat qui analyse la société humaine dans laquelle il évolue.

Inutile de préciser que par le biais de ce chat qui parle un japonais impeccable, qui est très cultivé et qui a beaucoup d'humour, Natsume Sôseki en profite pour peindre un tableau au vitriol de son époque, en plein bouleversement politique puisque le Japon venait tout juste de s'extirper de l'ère féodale pour s'ouvrir au monde, et venait de vivre sa première victoire militaire sur l'Occident avec la guerre contre la Russie de 1905.
Le maître du chat est sans aucun doute calqué sur Natsume Sôseki lui-même, qui en profite d'ailleurs pour s'en mettre plein la tronche, c'est du coup encore plus drôle ! Le maître du chat est un intellectuel faible, tout le temps malade, irascible, fainéant et lâche, et en plus un écrivain raté qui s'est recyclé en professeur. Le chat a toutefois de l'affection pour lui, même si tout au long du roman il n'est pas tendre dans sa façon de parler de son humain.
Le maître a plusieurs amis, du poète universitaire au peintre raté, en passant par des commerçants véreux et un voisinage qui le persécute, bref, personne n'échappe à la plume acéré de Sôseki, pour notre plus grand plaisir car c'est d'un humour cynique et d'une ironie exceptionnels.
Le chat n'échappe pas à la règle car il lui arrive des aventures souvent grotesques et qui n'arrivent qu'aux chats, comme par exemple la fois où il se coince la griffe dans un mochi (gâteau mou à base de riz gluant), scène hilarante qui parlera à celles et ceux qui ont des chats !

A la base ce livre est un feuilleton publié dans la revue littéraire Hototogisu de 1905 à 1906, et Natsume Sôseki, lassé par cette histoire dont il n'arrivait pas à sortir, la finit brusquement avec la mort absurde du chat qui tombe dans un puit et se laisse mourir. Je ne vous spoile rien, je vous rassure, car cet épisode n'est absolument pas important dans l'histoire, si ce n'est qu'il met fin au livre, mais comme le but du livre n'est pas de nous raconter une histoire, mais plutôt de nous faire réfléchir sur la société japonaise de cette époque, la mort brutale du chat est en accord avec la conception de la vie par Sôseki. La vie, comme la mort, est absurde et inutile, c'est donc à nous de lui donner du sens, sans jamais oublier notre contingence qui ne doit pas être source d'angoisse mais source de création.

Je vous laisse avec la vidéo, cette fois je suis désolée il n'y aura pas d'extraits du livre, j'ai trop de travail entre le blog et mon mémoire et je n'ai pas le temps de choisir des passages... mon seul conseil : lisez-le ! hahaha (comment justifier sa paresse, n'importe quoi n'est ce pas)

Bécots mes chatons !




Crédit photos : l'Amoureux

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Tunique et pantalon : +Lili la Tigresse* (ici et ici)
Chaussures : +Tsumori Chisato

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Béret : +Le Béret Français * (ici)
Foulard : Clovis and Smith* (ici)
Boucles d'oreilles : +Jules et Lily 

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Livre : Je suis un chat, par Natsume Sôseki, que vous pouvez trouver ici ou ici (liens non affiliés)

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Commentaires

  1. Ca faisait longtemps que je n'étais pas passée par ici. Désolée ma jolie beaucoup de travail pour mon nouveau job et ma nouvelle maison. Je retrouve ta poésie et la fantaisie qui t'entoure, j'adore ton univers :)
    Biz Jeny

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  2. tu es toute belle
    c'est rare de ta voir en pantalon et franchement tu devrais le faire plus souvent
    les couleurs de la tenue est ton et le beret bleu est top
    gros gros bisous ma belle

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