1 Tenue 1 Bouquin : Les Robots de l'Aube


Hello mes chatons !

Quelle joie de revenir vers vous avec ma rubrique mensuelle "1 Tenue 1 Bouquin" ! C'était très serré niveau timing pour vous sortir les photos, mais bon on va dire que même si c'est mercredi, on est encore en novembre et je suis donc dans les temps ^^ Je ne suis pas sûre de pouvoir publier cette rubrique tous les derniers jeudi de chaque mois, mais au moins le dernier jour dernier délai !

Bon et puis je dois vous avouer que j'avais peu de retour sur cette rubrique J'étais un peu déçue de me dire que quand on essaie d'aller à contre courant et de vouloir mixer intellect et mode n'est finalement pas intéressant. Et finalement la semaine dernière j'ai découvert que vous l'attendiez avec impatience car j'ai reçu de nombreux messages me demandant si j'allais continuer cette rubrique, vos réactions très positives m'ont mis beaucoup de baume au coeur et voici donc mon dernier partage littérature :)

Pour cette fois je vous emmène dans un futur fantasmé par Isaac Isamov, le Pape de la science fiction. Bon, ok, il y a d'autres auteurs fondateurs de la sci-fi comme K. Dick, mais je vous avoue qu'Asimov est mon petit chouchou, pour la simple et bonne raison qu'il y a une dimension philosophique incroyablement éclairé et clairvoyante dans ses écrits que je n'ai retrouvé nul part ailleurs.

Récemment, l'Amoureux m'a mis entre les mains la série policière composée de cinq ouvrages : Les Cavernes d'Acier, Face aux feux du Soleil,  Les Robots de l'Aube I et II, Les Robots et l'Empire (ils font partie de la grande histoire Cycle des Robots qui s'étend sur plusieurs millénaires, dont fait partie également Les Robots, Nous les robots, etc.).

Que vous dire... ces livres m'ont bouleversé.

Avant de vous en dire plus, je vous précise le contexte de lecture : je travaille actuellement sur mon mémoire de M2 philosophie et je me concentre sur le transhumanisme et plus particulièrement sur comment la robotique nous amène à redéfinir la définition de l'humanité.
Ces livres d'Asimov (y compris Les Robots d'ailleurs) m'ont mis une grosse claque dans la figure : il y a presque 100 ans, Asimov avait déjà anticipé notre attachement à ces machines perfectionnées à allure humaine. Il va même plus loin car il imagine même toutes les implications sociales que l'apparition des robots ferait émerger dans notre monde : les mouvements anti-robots, les mouvements pro-robots, la volonté du gouvernement de remplacer les ouvriers humains par des robots, les mariages humain-e-s/robot-e-s, etc.
Là, comme ça, ça peut vous paraître peu clairvoyant, mais imaginez-vous qu'il y a 80 il n'y avait même pas d'ordinateur ! alors les Ipad, smartphone, robots, nanotechnologies... on ne l'imaginait même pas. Ou plutôt si, quelques personnes incroyablement éclairées comme Asimov l'avait compris. J'évite soigneusement d'employer le mot "prédit", car pour moi il ne s'agit nullement d'une prédiction, terme aux connotations religieuses et mystiques qui laisse transparaître du mystère, Asimov ne s'inventait pas prédicateur du futur mais il avait une excellente connaissance des sciences car lui-même excellent scientifique, et il avait une capacité d'analyse du comportement humain sans pareil. Non, vraiment, ses livres n'ont rien de prédictifs : il savait que les robots arriveraient en masse dans nos vies, et que par conséquents ils allaient lever des problématiques capitales.

Ce qui me fait un peu mal au ventre, c'est de me dire que ces problèmes sont soulevés principalement dans des livres dits de "science fiction", qui comme je vous l'explique n'ont finalement rien de fictifs mais sont complètement basés sur le réel et sur des questions scientifiques fondamentales, et aujourd'hui la constatation est de voir que l'apparition des robots, de la technologie dans notre quotidien est peu relayée, peu approfondie, et pas du tout enseignée...

Je vous invite donc vivement à lire cette saga, car sous l'aspect d'enquêtes policières (il s'agit d'un humain Bailey, inspecteur de police, qui mène des enquêtes avec un associé robot humanoïde) fort bien tournées et pleines de suspens, Asimov nous invite à une réflexion sur notre identité : qu'est-ce qui fait de moi un être humain ?

L'écriture est fluide, il y a beaucoup d'humour, les histoires sont bien trouvées, les personnages sont extrêmement bien approfondis, en plus les livres ne sont pas trop épais donc ça se lit vite. Mais ça se relit également sans modération !

Enfin bref, mon coup de coeur absolu.

J'espère que les photos futuristes inspirées par ces merveilleux ouvrages vous plairont également !

Bécos mes chatons <3


Crédit photos : l'Amoureux

Jupe : Lindy Bop (dispo ici)
Pull : Damart (dispo ici)
Gilet : Comptoir des Cotonniers (dispo ici) (je l'ai pris en taille L)
 Chaussures : Carel (dispo ici)
Collier : Kathleen Bellonde* (dispo ici)
Boucles d'oreilles : Swarovski* (dispo ici)
Lunettes de soleil : Fendi
Ornements de visage : Mily Make up (dispo ici)

***

Livres : dispo ici ou ici !



"- Ah, ah ! s'écria la femme en ricanant, tournée vers les autres. Non mais, écouter-le donc ! Il les appelles ses employés ! Qu'est-ce que vous en dites ? Vous êtes fou, ma parole ! Ce ne sont pas des hommes que vous employer. Ce sont des RO-BOTS, hurla-t-elle en détachant avec soin les deux syllabes. Et, pour le cas où vous ne le sauriez pas, je vais vous dire ce qu'ils font : ils volent aux hommes leur place. C'est pour ça que le gouvernement les protège. Ils travaillent pour rien, et à cause de ça, des familles entières sont obligées de vivre dans des baraques, et de manger de la bouillie de levure pour toute nourriture. Voilà à quoi en sont réduites les familles honorables des gens qui ont passé leur vie à travailler dur. Si c'était moi qui commandais, je vous garantis qu'il ne resterait pas un robot à New York ! On les casserait tous !"


in Les Cavernes d'acier, 1953-1954.


"Il ne manquait évidemment pas de raisons pour motiver un soulèvement de masse contre les robots. La généralisation de leur emploi entraînerait automatiquement d'un nombre correspondant d'hommes, ce qui signifierait pour ceux-ci la perspective du chômage, c'est-à-dire la portion congrue du strict minimum vital. Après une vie entière de travail, comment ces gens, frustrés du bénéfice de leur travail, ne verraient-ils pas dans les robots la cause de leur maux ? Il n'était que trop normal de les voir décidés à démolir ces concurrents sans âme.
On ne pouvait pas, en effet, avoir de prise sur une formule du genre "la politique du gouvernement", ni sur un slogan tel que "le travail des robots augmente la production". Mais on pouvait cogner sur le robot lui-même."

in Les Cavernes d'acier, 1953-1954.



"Quand les gens sont malheureux et perdent tout espoir de voir venir la fin de leurs tourments, ils passent aisément de l'amertume, née de la spoliation, à la fureur vengeresse et destructrice. Il ne faut alors que quelques minutes pour transformer l'hostilité latente d'une foule en une fulgurante orgie de sang et de ruines."

in Les Cavernes d'acier, 1953-1954.



"Des circuits amicaux !... C'était la loi ; aucun robot, quelle que fût son utilisation, ne devait être capable, en quelque circonstance que ce fût, de faire du mal à un être humain. C'était l'axiome de base de toute la Robotique, cette science qui avait, dès sa création, proclamé : "Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger."
On n'avait jamais construit de cerveau positronique sans que ce principe eût été si profondément intégré dans ses circuits fondamentaux qu'un détraquement de ses organes ne pût se concevoir dans ce domaine. Il n'y avait donc pas besoin de circuits amicaux spéciaux ! Et cependant le commissaire principal avait raison : la méfiance des Terriens à l'égard des robots était quelque chose d'absolument irraisonné, et c'est pourquoi il avait fallu les doter de circuits amicaux, si bien qu'un robot devait toujours sourire."

in Les Cavernes d'acier, 1953-1954.



"Baley pensa distraitement que Daneel (son associé robot, ndlr) était mû par la Première Loi. Il se dit : "Il a sûrement souffert à sa façon autant que j'ai souffert moi-même en esprit quand je me suis effondré, ce qu'il n'avait pas prévu à temps. Un déséquilibre interne de potentiels positroniques ne signifie sans doute rien pour moi mais risque de produire chez lui le même effet et la même réaction qu'une vive douleur chez moi."
Et il alla plus loin, pensant : "Comment puis-je savoir ce qui existe sous la pseudo-peau et la pseudo-conscience d'un robot, pas plus qu'il ne peut comprendre ce qui se passe en moi ?" "

in Les Robots de l'Aube I, 1983.




















Commentaires

  1. je n'ai encore rien lu d'Asimov mais tu m'as convaincue ! Et cette série d ephotos est encore une fois superbe : bravo :)

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  2. J'adore ! En plus on m'a offert un Asimov que je n'ai jamais ouvert là tu m'as donné envie. Et ta série de photos est stupéfiante. Continues une tenue un bouquin

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  3. j'aime beaucoup le concept de cet article
    tu es toute jolie et la tenue est parfaite
    gros gros bisous

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  4. J'adore ta jupe !!! :)
    bisous
    http://lhistoiredelamode.blogspot.fr

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  5. Superbe ces collants !
    Bises XxX
    www.laminutefashion.com

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  6. La jupe est démente! J'adore <3
    Bisous
    http://paulynagore.blogspot.fr/

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